Contribuant à hauteur de 50% dans la production nationale industrielle, la branche des industries agroalimentaires (IAA) s’est distinguée par une activité et une demande en produits fabriqués haussières durant le 4e trimestre 2018, avec des taux d’utilisation des capacités de production qui ont dépassé de 75% par la majorité des chefs d’entreprise, indique une enquête réalisée par l’Office national des statistiques (ONS) auprès de 445 entreprises et filiales dont 181 publiques et 264 privées.
Ce taux d’activité a été atteint malgré le problème d’approvisionnement en matières premières dont le taux de satisfaction est demeuré inférieur aux besoins exprimés, engendrant des ruptures de stocks chez 22% des chefs d’entreprise enquêtés par l’ONS.
Côté demande de produits fabriqués, l’augmentation était aussi au rendez-vous durant le dernier trimestre de 2018, et 89% des entreprises ont satisfait toutes les commandes reçues.
Durant cette même période, l’évolution des IAA a emprunté une courbe ascendante, alors que des entreprises de cette branche ont été confrontées à divers problèmes d’ordre matériel ou technique dont les pannes d’électricité, la vétusté et la surutilisation des équipements ou encore le problème de transport. En effet, près de 33% des responsables des entreprises ont déclaré subir des pannes d’électricités, inférieures à 12 jours pour la majorité, et plus de 15% ont signalé des problèmes de transport, alors que près de la moitié d’entre eux ont enregistré des pannes, inférieur à 13 jours pour la plupart.
L’enquête de l’ONS révèle également que chez 36% des chefs d’entreprise des IAA, la situation financière est jugée «bonne», alors qu’elle reste «normale» pour la majorité des enquêtés.
Le remboursement des emprunts et les charges élevées ont toutefois continué d’influer sur l’état de la trésorerie, relève la même source.
En matière d’effectifs, la situation est restée stable, et la majorité des entreprises enquêtées ont exprimé leur satisfaction quant au niveau de qualification du personnel.
Comptant près de 23 000 entreprises actives, le secteur des IAA contribue à raison de 50% dans la production nationale industrielle. Il a un taux de croissance annuelle de 6%, et est classé deuxième secteur exportateur national après les hydrocarbures, selon une récente déclaration de la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt.
Considérées comme vecteur de relance du secteur industriel, les IAA ont continué à attirer les investisseurs en 2018, selon l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi). Ainsi, 421 projets de créations nouvelles pour un montant de 172 milliards de DA ont été enregistrés l’année dernière. Ces projets devraient permettre la création de 14 907 postes d’emploi.
Au total, ce sont 575 projets dans cette branche, pour un montant de 241 milliards de DA.
Les créations nouvelles dans les IAA sont concentrées essentiellement dans les filières de transformation et conservation de fruits et légumes, abattage et découpage industriel de viandes, huileries et raffinage d’huile d’origine végétale, chocolaterie, transformation du lait, boulangerie industrielle, fabrication de produits de confiserie, pâtes alimentaires et autres transformations agroalimentaires.