Du nouveau pour l’acquisition du vaccin contre le coronavirus. L’Algérie s’est associée à une initiative onusienne lancée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sous le nom de Covax. Une initiative qui permet une certaine facilitation pour l’achat du vaccin dès sa mise sur le marché. C’est ce qu’a annoncé le directeur général de l’Institut Pasteur Algérie (IPA), Dr Fawzi Derar, déclarant, par la même occasion, que l’Algérie s’est associée à cette initiative il y a quelques jours et considérant cette démarche comme un nouveau pas franchi par le pays pour acquérir un vaccin «reconnu pour son efficacité et sa conformité aux cahiers des charges et aux étapes de la recherche scientifique».
Le programme Covax permettra à l’Algérie et à 192 autres d’acquérir le vaccin «aux prix les plus bas et aux meilleures offres» comme il lui permettra de «participer à des discussions internationales pour avoir les quantités nécessaires et assurer l’approvisionnement», selon Dr Derar. Il explique que l’Algérie achètera le vaccin qui aura «un certificat de reconnaissance internationale de son efficacité, sans soumettre le vaccin à un essai ou à des tests», ajoutant que jusqu’à présent, «aucun producteur n’a encore obtenu une licence de commercialisation, ce qui rend tout discours, à propos de l’achat de l’Algérie auprès d’un fabricant ou un autre, infondé».
Par ailleurs, la course à la fabrication du premier vaccin anti-coronavirus se poursuit entre les laboratoires de recherches. Certains en arrivent même à anticiper sur les prix de vente. C’est le cas les laboratoires français Sanofi et britannique GSK qui se sont associés pour l’anti-Covid-19. Le coût du futur vaccin en cours d’élaboration par ces deux laboratoires «n’est pas tout à fait défini encore», mais sera «à moins de dix euros» la dose, a déclaré, hier, Olivier Bogillot, président de Sanofi France, cité par l’AFP.
«On est en train de mesurer l’ensemble des coûts de production qui vont être les nôtres dans les mois qui viennent», a-t-il indiqué, estimant qu’«on sera à moins de dix euros la dose», et saluant le «partage des risques avec les Etats» qui permet d’avoir des prix «les plus faibles possible».
Revenant sur le prix autour de 2,50 euros la dose annoncé par le laboratoire concurrent anglo-suédois AstraZeneca, M. Bogillot a expliqué la différence par le fait que Sanofi utilise toutes ses ressources «en interne», ses «propres chercheurs et ses propres usines» pour développer et produire le vaccin, alors qu’AstraZeneca «a beaucoup sous-traité la production».
En Russie, près d’un mois après une annonce en grande pompe des autorités, les chercheurs ont publié une première étude qui montre que leur candidat-vaccin contre le coronavirus, Spoutnik V, donne des résultats préliminaires encourageants, rapporte l’AFP. Le vaccin en cours de développement par l’institut de recherche Gamaleïa déclenche une réponse immunitaire et n’a pas entraîné d’effets indésirables graves, conclut l’article des chercheurs russes publié par la prestigieuse revue britannique The Lancet, après évaluation par un comité de relecture composé de scientifiques indépendants.
L’OMS a annoncé vendredi ne pas s’attendre à une vaccination généralisée contre le Covid-19 avant mi-2021. «Un nombre considérable de candidats sont maintenant entrés dans la phase 3 des essais. Nous en connaissons au moins 6 à 9 qui ont déjà parcouru un long chemin en termes de recherche», a déclaré une porte-parole de l’OMS, Margaret Harris, lors d’un point presse à Genève. «Mais en matière de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l’année prochaine», a-t-elle affirmé. n