Près d’une vingtaine d’œuvres, principalement des peintures réalisées avec plusieurs techniques, constituent le fonds pictural de l’exposition de l’artiste Meriem Benyagoub, qu’accueille la galerie Ezzou’Art jusqu’au 16 février.

Ouverte depuis le 28 janvier, cette première exposition personnelle de l’artiste, intitulée « Xenoportraits », a nécessité « près de trois ou quatre ans de travail », selon l’artiste, qui a parlé d’une occasion de lever le voile sur la production d’un nouveau cycle de son parcours. Des paysages déchirés où la notion du temps semble absente, des corps décharnés et convulsés de douleur ou encore des personnages à l’aspect troublant sont autant de thèmes « afin de créer une nouvelle entité, une nouvelle incarnation d’une réflexion ou d’un sentiment ». Il s’agit parfois de personnes réelles, de poèmes ou d’histoires : « Je m’inspire parfois de mythes, d’éléments théologiques, de l’humain en général (…). Parfois ce sont des évocations de personnes qui ont été des victimes », dit-elle.
Ses œuvres témoignent de la maîtrise technique de l’artiste, sortie diplômée de l’Ecole des beaux-arts d’Alger en 2010. Les toiles réalisées alternativement à la peinture à l’huile, à l’encre ou à l’acrylique sont exposées aux côtés d’autres œuvres réalisées au moyen de différents matériaux, notamment du carton ou du papier kraft, ou encore d’une installation artistique plus proche de la sculpture. L’artiste précise à propos de son travail que « c’est un choix de varier les techniques, de changer les matériaux avec lesquels je travaille (…) en fait passer d’un matériau à un autre est aussi une moyen pour moi de trouver de nouvelles inspirations ». Artiste peintre ayant déjà exposé en Algérie et à l’étranger, Meriem Benyagoub est une plasticienne originaire de la ville d’Annaba, s’étant fait connaître depuis quelques années pour son travail figuratif invoquant « tout autant les différents états de l’être que la spiritualité du monde intérieur ». L’une des premières apparitions publiques de Meriem Benyagoub en tant qu’artiste remonte à l’année 2008 lorsqu’elle avait participé à une exposition collective au siège de la Radio nationale d’Alger, en proposant des oeuvres sous la thématique de l’engagement.