Ce fut dur ! Mais l’’équipe nationale est toujours en lice pour disputer la 5e Coupe du Monde de son histoire. Bien qu’accrochés par un valeureux Burkina Faso (2-2) hier au stade Mustapha Tchaker, les Verts ont terminé leaders du groupe « A »’ avec 14 points. Grâce à ce résultat, la série d’invincibilité passe à 33 matchs. C’est anecdotique par rapport à l’enjeu. Mais ça nous rapproche de la marque de l’Italie invaincue en 37 rencontres, synonyme de record historique.

Par Mohamed Touileb
C’est un onze très offensif en 4-4-2 que Djamel Belmadi a décidé d’aligner pour l’explication contre le Burkina Faso. Dans la composition de départ, il n’y avait pas moins de 4 attaquants : Belaïli, Slimani, Mahrez et Belaïli. On ne pouvait donc pas dire que l’EN voulait se contenter du match nul qui suffisait pour valider la présence lors des barrages de mars.
La première sérieuse occasion du match était à la 18e minute. Après avoir déposé deux adversaires, Belaïli sert Slimani qui frappe à ras de terre. Mais le portier Koffi repousse. Toujours dans les bons coups, Belaïli profite d’une déviation astucieuse de Slimani, très généreux dans le pressing, pour centrer en retrait en direction de Bounedjah. Ce dernier loupe sa reprise, mais Mahrez était à l’affut pour faire sauter le verrou. Les Fennecs venaient de faire le plus dur… ou presque.

L’EN vendange, le Burkina punit
Cependant, les Burkinabés ont réagi à la 28e minute. Djibril Ouattara avait la balle d’égalisation au bout du pied mais sa tentative
est sauvée par un M’Bolhi autoritaire devant sa cage. Après la frayeur, Mahrez est passé tout proche de doubler la marque à la 32e minute. Trois minutes après, le Citizen préfère servir Bounedjah alors qu’il pouvait tenter sa chance.
Si les Dz ont gaspillé des cartouches, les visiteurs ont concrétisé un contre à la 38e minute par Sanogo qui sanctionne les locaux. On a basculé dans le même scénario que le nul (1-1) de l’‘’aller‘’ à Marrakech. Les poulains de Belmadi ont eu deux occasions franches pour prendre le large. Ils ne l’ont – malheureusement- pas fait et la sanction n’a pas tardé. Par ailleurs, on peut relever que le fait d’évoluer avec Bennacer et Zerrouki quasiment seuls dans le milieu de terrain a aussi laissé des espaces. À partir de là, il fallait faire des réajustements à la pause.

Belmadi revoit ses plans
Dès la reprise, le sélectionneur d’El-Khadra remplace Bounedjah par Feghouli pour passer en 4-3-3. Il y avait des brèches à combler dans l’entre-jeu. La bataille devenait très rude contre des Etalons de plus en plus difficiles à dompter car ils commençaient à croire en leurs chances de réaliser l’exploit. Plus les minutes passaient, plus la fenêtre de tir de Mandi & cie se réduisait.
Se sachant qualifiés, les Guerriers du Désert ne pouvaient pas prendre de risques et s’exposer face à des joueurs qui se projetaient rapidement comme sur le contre égalisateur. Pour ne rien arranger, les visiteurs étaient meilleurs sur les deuxièmes ballons. Toutefois, Bennacer gratte un précieux ballon (68’) et sert Belaïli. L’ailier fixe son garde du corps et assiste… Feghouli d’un délicieux extérieur du droit. Soso ne se fait pas prier pour remettre les Champions d’Afrique devant!

Tendu jusqu’au bout
Après sa passe décisive, Belaïli cède sa place pour Benrahma. Le sociétaire de West Ham est réputé pour être bon dans le repli en plus de pouvoir apporter le danger devant. Alors que le match semblait plutôt maîtrisé, Benlamri commet l’irréparable dans la surface offrant un penalty aux Burkina Faso que Dayo a transformé sans trembler. Les dernières minutes s’annonçaient insoutenables.
Il fallait gérer ce qui restait d’une partie qui aura été ferraillée jusqu’au bout contre des poulains de Kamou Malo qui ont vendu chèrement leur peau. Quant à l’Algérie, elle se hisse pour les play-offs du Mondial dans la zone Afrique. C’est le plus important.