Le niveau de conformité à l’accord des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires a atteint 112% au mois de novembre dernier et ce, grâce à leurs ajustements de production respectifs, a indiqué l’Opep dans un communiqué, précisant qu’il s’agit du taux le plus élevé jamais atteint.

Pour le mois de novembre, l’Opep et les producteurs non membres de l’Opep ont atteint un niveau impressionnant de conformité de 122%, après avoir enregistré des performances élevées au cours des derniers mois », a précisé le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep-non-Opep (JMMC), qui regroupe l’Algérie, le Koweït, le Venezuela, la Russie et Oman. Ceci, ajouté à l’amendement susmentionné de la déclaration de coopération, est « une démonstration sans équivoque de l’engagement indéfectible des pays participants à poursuivre leurs efforts en vue de rééquilibrer le marché et de le stabiliser durablement », selon le JMMC. Le Comité se dit « très satisfait des résultats et du niveau élevé de conformité avec les ajustements volontaires de la production et a encouragé tous les pays participants à se conformer pleinement aux avantages tant pour les producteurs que pour les consommateurs ». Lors d’une réunion tenue à Vienne le 30 novembre 2017, les ministres des pays producteurs de l’Opep- non-Opep ont convenu de prolonger jusqu’à la fin de 2018 leur plafonnement de production destiné à réduire les stocks mondiaux et à stabiliser le redressement des prix. Le JMMC est chargé de veiller à ce que ces objectifs soient réalisés grâce à la mise en œuvre des ajustements volontaires de la production de pétrole des pays Opep et non-Opep. Le fort niveau de conformité enregistré par l’Opep s’est d’ailleurs fait ressentir à travers les prix du pétrole affichés depuis le mois de novembre nettement au-dessus des 60 dollars, voire des 65 dollars, comme cela a été le cas vendredi lorsque les marchés newyorkais et londonien ont clôturé la semaine avec des cours en hausse. Le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en février, référence américaine du brut, a avancé de 11 cents pour terminer à 58,47 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a fini la semaine à 65,25 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 35 cents par rapport à la clôture de jeudi. Le nombre de puits de pétrole actifs aux Etats-Unis est resté stable selon les dernières statistiques hebdomadaires publiées par la société Baker Hugues vendredi en cours de séance, à 747 puits. « Ce rapport est venu apporter un peu de soutien au marché, les anticipations portant davantage sur une hausse du nombre de puits, étant donné les prix élevés du brut américain actuellement », a réagi John Kilduff d’Again Capital. Le pétrole a également été soutenu par des propos rassurants du ministre russe de l’Energie, a expliqué M. Kilduff, Alexandre Novak, affirmant que la sortie de l’accord de réduction de la production de brut entre l’Opep et ses partenaires serait «progressive».