Le taux de mortalité routière observé en 2018 est le plus bas depuis l’année 2016, période au cours de laquelle il avait été déploré le décès de plus de 4 500 personnes. En effet, selon le rapport final du Centre national de prévention et de sécurité routière (Cnpsr), les accidents de la route ont fait 3 091 morts durant les onze premiers mois de l’année, en baisse de 8,36%.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Ahmed Naït El Houcine fait état d’une «baisse continue du nombre d’accidents de la route depuis 2016».
Chiffres à l’appui, il a rappelé que le nombre de décès était de 4 500 en 2016 et de 3 600 en 2017. «Lorsque le ministère de l’Intérieur a hérité du dossier de la sécurité routière, en 2016, on comptabilisait un bilan de 4 500 morts», a déclaré, à cet effet, le directeur du Cnpsr, avant de préciser qu’en «2017, on est descendu sous la barre des 4 000 morts, puisque le nombre de décès était de
3 600 morts». «Pour ce qui est du bilan des onze premiers mois de 2018, les indicateurs sont également à la baisse, que ce soit pour le nombre d’accidents ou du nombre de blessés ou de tués, les indicateurs étaient en baisse durant l’année écoulée», a souligné le responsable.
«Durant les 11 premiers mois de 2018, les chiffres font état de 21 568 accidents ayant provoqué la mort de 3 091 personnes et de 30 561 blessés», a-t-il précisé, avant de relever que cette baisse est de «presque 8,36% pour le nombre d’accidents corporels et de 8% pour le nombre de décès, tandis que le nombre de blessés a connu une baisse de 10%». Naït El Houcine a, par ailleurs, tenu à souligner que la baisse des sinistres routiers et des pertes humaines a lieu au moment où est observée une «croissance effrénée» du parc automobile, en même temps qu’une augmentation de la population.
Ce constat, a-t-il indiqué, «témoigne du travail de sensibilisation et de contrôle entrepris pour faire baisser le nombre des victimes de la route». Selon lui, près de 90% des causes d’accidents sont dues à des facteurs humains, notamment au non-respect des règles de circulation routière, «dont celles liées à l’excès de vitesse», 25% du nombre des sinistres.
Il a expliqué, en outre, que dans 45% des cas les auteurs d’accidents sont essentiellement des jeunes de moins de 29 ans, parmi lesquels 23,49% sont titulaires d’un permis de conduire de moins de deux années.
Commentant, par ailleurs, les accidents impliquant des autobus de transport de passagers et l’implication de camions, à l’origine d’un grand nombre de tués, Naït El Hocine a fait état de mesures obligeant, «depuis une année», les conducteurs à fractionner leur trajet et, de plus, à s’adjoindre une doublure, lorsqu’ils doivent effectuer de longues distances, «en attendant l’introduction de chronotachygraphe performant». Pour ce qui est de l’introduction du permis biométrique à points, il a indiqué que l’opération a débuté en avril 2018 dans la wilaya d’Alger, et qu’elle s’étendra aux autres régions du pays à partir du premier semestre de 2019. Il estime que la généralisation du permis à points permettra de réduire les accidents.
«C’est un dispositif qui va mettre fin aux cas de complaisance et interventions pour la récupération du permis de conduire, puisque toute la procédure sera automatisée», a-t-il dit, reconnaissant que les cas de complaisances existent bel et bien en Algérie. Selon Naït El Houcine, l’intervention humaine qui ouvrait des brèches dans le passé sera supprimée avec la numérisation du permis.n