«Le respect du Code de route est la seule garantie et la seule prévention possible contre les accidents de la route. Pour qu’il y ait moins de sinistres et moins de drames, il faut respecter les règles.» C’est ce qu’a affirmé, hier, à Reporters, le directeur de l’information et des statistiques à la Direction générale de la Protection civile (Dgpc).

Pour le colonel Farouk Achour, «le respect des consignes et règles de sécurité dictées par le Code de la route» est la meilleure protection contre les dangers de la route. Ce code n’est pas imposé pour limiter la liberté des individus, mais pour assurer la sécurité des usagers de la route, a-t-il insisté.
Cet officier de la Protection civile réagissait aux derniers chiffres fournis par ses services sur les accidents de la circulation.
Sur la période allant du 1er janvier jusqu’à fin novembre, la Dgpc a enregistré 49 746 accidents de la circulation ayant occasionné des dommages corporels à
60 793 personnes, 1 614 décès sur le lieu de l’accident. Ses éléments enregistrent environ 145 interventions par 24 heures, soit 6 accidents/h, et un décès toutes les deux heures.
Cette hausse alarmante du nombre d’accidents reflète l’inefficacité des moyens et des mesures mis en place par les services concernés pour faire face à ce fléau.
Ce qui nécessite de nouvelles analyses et enquêtes pour déterminer les véritables facteurs causes d’accidents, qui ne cessent d’endeuiller les familles algériennes.
Le colonel Achour a indiqué que des commissions d’enquête sont installées dans chaque région, soit  par la gendarmerie soit  par la Sûreté nationale, visant à rechercher l’ensemble  des facteurs qui ont pu concourir aux accidents et à leur gravité.
Ces commissions ont pour mission aussi de détecter les voies et les tronçons les plus accidentogènes.
En sécurité routière, quatre facteurs dominants sont consignés, à savoir ceux liés à l’usager, ceux liés aux véhicules, ceux liés à l’environnement, conditions météorologiques et autres éléments perturbants, et la signalisation.
Une signalisation défectueuse peut être la cause d’accidents de la circulation, souligne le colonel Achour qui, rappelle-t-il, outre les pertes humaines et les traumatismes qui les accompagnent, ont un coût lourd humainement et élevé financièrement.
Une seule intervention en moyens et en hommes coûte, selon l’interlocuteur, pas moins de 100 000 dinars. Le montant est donc à multiplié par le nombre d’interventions