La direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn) a livré, hier, un bilan sur les accidents en zone urbaine survenus durant l’année 2018. On y apprend que 693 personnes ont trouvé la mort et 17 948 autres ont été blessées dans 15 211 accidents.

En dépit de ces chiffres alarmants, les services de la Sûreté nationale ont pourtant estimé que le nombre d’accidents sur les routes, dans les villes algériennes, a diminué par rapport à l’année dernière. Selon la même source, c’est 124 accidents de la circulation de moins par rapport à l’année 2017. Le nombre de morts, lui, a également diminué de 33 par rapport à l’année dernière, où on avait déploré 726 décès. Pour le nombre de blessés, la Dgsn parle de 18 112 en 2017 et de 17 948 blessés en 2018. Le facteur humain demeure la cause principale de ces accidents, aux côtés d’autres liées à l’état des routes, des véhicules et l’environnement. Pour ce qui est des mesures de coercition, 76 152 délits routiers ont été enregistrés auxquels s’ajoutent 21 618 infractions de coordination, 22 832 mises en fourrière, 274 150 retraits immédiats de permis de conduire ainsi que 1 012 891 amendes forfaitaires. Concernant la prévention des accidents de la route, plusieurs campagnes de sensibilisation ont été organisées l’année dernière au niveau des établissements scolaires, où des cours théoriques sur la prévention routière ont été donnés. Rappelant que la Dgsn a mené pas moins de 745 606 campagnes de sensibilisation cette année. Le résultat, lui, reste encore mitigé, selon l’opinion publique. Les accidents de la circulation continuent d’endeuiller des familles. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, ce fléau fait chaque année des centaines de morts et des milliers de blessés, dont certains handicapés à vie