Tragique accident d’un hélicoptère militaire de recherche et de sauvetage de type MS-25 Merlin. L’appareil s’est abîmé en mer hier alors qu’il effectuait un vol d’entraînement technique, avec à son bord trois pilotes. Aucun membre de l’équipage n’a malheureusement pu survivre. Il s’agit du lieutenant-colonel Kharoussa Nouredinne, du lieutenant-colonel El Ouafi Mohamed Lamine et du lieutenant Bouzayda Nouredine.

Le crash de l’hélicoptère de recherche et de sauvetage militaire a eu lieu au large de la ville de Bouharoun, dans la wilaya de Tipasa, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale. Une vidéo amateur de quelques secondes d’un témoin présent sur la côte, hier, diffusée en live sur les réseaux sociaux et partagée par les médias, montre l’appareil dévisser avant de s’écraser en mer par beau temps.
Le communiqué du ministère de la Défense nationale, publié hier, précise que lors d’une mission de vol d’entraînement technique, mercredi 16 décembre à 11H25, un hélicoptère de recherche et de sauvetage militaire de type MS-25 Merlin, relevant du Commandement des Forces navales, s’est écrasé au large à deux miles marins au nord-ouest des côtes de la ville de Bouharoun, wilaya de Tipaza/1re Région militaire. Au moment où nous mettions sous presse, l’opération de recherche était toujours en cours et «les moyens de recherche et de sauvetage nécessaires sont mobilisés», ajoute le communiqué.
Suite à ce tragique accident, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présenté sur twitter ses condoléances aux familles des trois martyrs. De son côté, le général de Corps d’armée Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a adressé, en son nom et au nom de l’ensemble des personnels de l’ANP, «ses sincères condoléances à la famille du martyr tout en leur exprimant sa compassion en cette douloureuse épreuve». Il a également donné des instructions pour l’ouverture d’une enquête afin d’élucider les causes et les circonstances de l’accident.
Pour rappel, plus d’une dizaine d’accidents aériens, impliquant des hélicoptères ou des avions de chasse ou de transports de troupes et de militaires, se sont produits ces dernières années en Algérie. Deux accidents d’hélicoptères militaires, en mai et juin 2017, avaient fait respectivement trois et deux morts. En 2016, douze militaires avaient été tués suite au crash d’un hélicoptère de transport de troupes de type Mi-171 des Forces aériennes.
Le crash d’avion militaire le plus meurtrier en Algérie, et qui avait endeuillé toute la nation, date du mois d’avril 2018, lorsqu’un Iliouchine-76, avion de transport militaire russe, s’est écrasé peu après son décollage de la base de Boufarik, au sud d’Alger, faisant 257 victimes, majoritairement des militaires et des membres de leurs familles. Plusieurs experts ont émis des avis sur la récurrence de ces crashs mais, aujourd’hui, malgré les comptes rendus d’enquêtes concluant soit à des défaillances techniques ou des erreurs humaines, rien d’officiel ne permet d’élucider cette série qui endeuille l’armée algérienne depuis de trop nombreuses années. <