«La suppression immédiate de la plateforme Progress et de tout système de centralisation » a été la principale revendication des étudiants de l’Ummto qui ont marché, hier, dans les rues de Tizi Ouzou. Une marche de protestation à partir du Campus Hasnaoua jusqu’au siège de la wilaya. Cette action est venue en appui à une plateforme de revendications où sont énumérées plusieurs exigences, dont la principale a trait à la suppression du système numérique d’inscription au diplôme de master, à savoir la plateforme Progress que les étudiants considèrent comme une forme d’exclusion déguisée et arbitraire. «La plateforme Progress a engendré le terrorisme administratif d’où sont partis tous les maux que vit l’université, allant jusqu’à l’imposition de l’arabe comme langue d’enseignement obligatoire dans quelques départements», dénoncent-ils. D’autres exigences sont formulées par les étudiants qui veulent la non limitation de durée et séjour pour le système LMD et la réinscription immédiate de tous les étudiants exclus dans le cadre de la plateforme Progress, l’accès aux masters 1 et 2 sans conditions à tous les étudiants ayant obtenu leur diplôme de licence, l’élaboration de textes qui régissent les statuts des deux systèmes avec concertation par la mise en place d’une charte d’éthique et règlement intérieur… Les protestataires exigent, en outre, la revalorisation des instituts et des diplômes, leur reconnaissance par la Fonction publique, la possibilité pour les licenciés d’accéder aux postes de l’enseignement secondaire, la réhabilitation du Capa au niveau de toutes les universités conformément à l’ancienne loi avec accès sans conditions, la création de départements en langue et culture amazighes dans toutes les universités du pays, la démission inconditionnelle de tous les responsables incompétents, la finalisation de l’organigramme de toutes les nouvelles filières. Au chapitre des revendications sociales, les étudiants demandent le respect des franchises universitaires, l’augmentation de la bourse d’étude à
1 500 DA mois au minimum avec possibilité de révision en fonction de l’évolution des conditions de vie, la dotation de tous les campus et résidences universitaires de moyens de loisirs et de divertissement, une meilleure prise en charge de l’étudiant par l’organisme de sécurité sociale, l’amélioration des conditions de restauration et d’hébergement.