Longue attente du Syndicat national des pharmaciens d’officine ! Plus d’une semaine après l’appel du SNAPO pour élargir leurs compétences vaccinales à l’antidote au coronavirus, le ministère de la Santé n’a toujours pas réagi et ne semble pas pressé de trancher sur la question. Pendant ce temps, de nombreux Algériens se plaignent des conditions ou du temps d’attente pour se faire vacciner. Le nombre des contaminations, lui, ne cesse d’augmenter.

Par Sihem Bounabi
Plus d’une semaine après l’appel du Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) aux pouvoirs publics pour être impliqués dans la campagne de vaccination contre la Covid-19, le ministère de la Santé n’a toujours pas tranché cette question au moment où le nombre de contaminations à la Covid bat des records depuis le début de la pandémie en Algérie.
Le président du Snapo Messaoud Belambri nous a affirmé, hier, que «nous avons formulé une demande officielle au ministère de la Santé pour être impliqués dans la campagne de vaccination anti-covid, le ministère de la Santé nous a répondu que le comité scientifique allait trancher et nous sommes toujours dans l’attente de sa décision.»
Ainsi, au moment où l’accélération de la campagne de vaccination contre le coronavirus devient un enjeu crucial et que les efforts sont mobilisés pour vacciner le plus grand nombre de personnes possibles, les pharmaciens algériens ne sont toujours pas associés à cette opération. Une situation incompréhensible d’autant plus que dans la majorité des pays, les officines sont impliquées dans la mobilisation contre le coronavirus. Même chez nos voisins, la Tunisie, face à l’ampleur de la propagation rapide du coronavirus, le ministère de la Santé a autorisé la vaccination au niveau des pharmacies.
Pour rappel, dans un communiqué publié la semaine passée, le Snapo avait revendiqué le droit d’être impliqué dans la campagne de vaccination, en soulignant que «l’officine est un espace de santé de premier rang, en matière d’accessibilité et de proximité. Nous pensons que l’implication du pharmacien d’officine dans la campagne de vaccination ne peut être que profitable pour nos concitoyens. Ce qui pourra certainement augmenter le nombre de personnes vaccinées de manière considérable et assurer ainsi une meilleure protection de notre population partout dans le monde». Ajoutant que «le pharmacien est un professionnel de santé qui dispose d’une formation polyvalente, adéquate et complète, négliger son rôle et son apport en pareilles situations pandémiques serait un véritable gâchis, mais aussi un réel mépris exprimé à l’égard des compétences de notre pays».
Une revendication d’autant plus légitime que le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed, a récemment préconisé d’autoriser les pharmaciens d’officine à pratiquer les tests antigéniques de détection du coronavirus. Estimant que «la réalisation de tests antigéniques dans des pharmacies d’officine permettrait à la population de se tester dans les lieux les plus reculés du pays en évitant d’encombrer les hôpitaux». Il a toutefois précisé que cette disposition devrait être appliquée dès que le ministère de la Santé autorisera les pharmaciens d’officine à pratiquer les tests antigéniques. <