A l’approche de la fin de l’année, tout ce qui touche aux vaccins anti-Covid est en mode «accélération». En quelques jours, plusieurs annonces, touchant de nombreux pays et régions, se sont succédé. Celle qui touche l’Algérie provient de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Alliance pour les vaccins (Gavi). Le duo, dans un communiqué rendu public vendredi passé, a indiqué qu’il était possible de «planifier les premières livraisons de vaccins au cours du premier trimestre 2021». Cette annonce concerne les pays -au nombre de 190, dont 92 à revenus faibles et intermédiaires- qui participent au mécanisme Covax (mécanisme pour un accès mondial aux vaccins contre la Covid-19). Parmi les «ciblés», il y a l’Algérie.
Les responsables du secteur sanitaire DZ, en premier lieu le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, et depuis plusieurs semaines, répétaient qu’ils attendaient les décisions de l’OMS pour prendre des mesures en relation avec les «remèdes» promis par les laboratoires. Le communiqué de l’OMS, et de son partenaire, de vendredi passé, va sans aucun doute faire accélérer les «opérations» sur le plan local. Le ministre va devoir réagir et ne pourra plus botter en touche. La communication, en attendant le palpable, sera l’action la plus importante du département de la santé lors des prochains jours. Elle sera d’autant attendue que l’Organisation mondiale de la santé n’a pas donné de détails sur la répartition des vaccins, ni encore le choix des laboratoires par rapport aux pays destinataires.
La pression sur les responsables du secteur au niveau local devient d’autant plus grande que sous d’autres cieux, l’heure est aux campagnes de vaccination.
Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont déjà commencé. De son côté, l’Union européenne (UE) prévoit de lancer la vaccination dans une semaine (27 décembre prochain).
Les pays qui n’ont pas encore commencé l’opération s’y préparent déjà en prenant option sur des laboratoires précis. La Suisse vient ainsi de s’assurer l’accès à 15,8 millions de doses (pour une population de 8,6 millions d’habitants) en négociant avec trois «fournisseurs», les plus médiatisés, en l’occurrence Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca.
Toutefois, il faut bien rappeler que si cette accélération constatée en Europe et aux Etats-Unis va sans aucun doute engendrer une plus grande pression en Algérie, cela ne devrait nullement impliquer l’obligation de prendre des décisions hâtives. Trop d’enjeux sont en jeu et le premier reste la santé des citoyens.