Le ministre de l’Habitat,  de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a procédé, hier, à l’inauguration du Salon international du bâtiment, Batimatec, au Palais des expositions des Pins-Maritimes, où il a, encore une fois, encouragé la production nationale, mais  surtout appelé les entreprises à tisser des partenariats avec les étrangers.

Le ministre de l’Habitat Abdelwahid Temmar a affirmé, hier, lors de l’inauguration de Batimatec, qu’il comptait «poursuivre la réduction de la facture des importations, l’encouragement de la production nationale, la promotion des exportations et le renforcement des moyens de contrôle du marché national».
Concernant les partenariats public-privé, le premier responsable du département a tenu à rappeler que le secteur privé «a toujours trouvé sa place» dans l’économie du pays, ajoutant que l’économie de marché «est impensable sans une présence forte et active du secteur privé».
S’agissant de la question particulière du partenariat algéro-étranger, c’est une formule, a-t-il relevé, qui a ses avantages, notamment celui de permettre le recours à de nouvelles formes de gestion, d’association et de partenariat entre capitaux publics et privés, et de mobiliser des sources de financement alternatives au financement budgétaire que les pouvoirs publics comptent promouvoir à l’avenir.
Selon lui, «de manière générale, nous encourageons toute démarche de partenariat et de collaboration entre les entreprises publiques et privées, nationales et étrangères, pour la réalisation de projets d’infrastructure ou de projets productifs dans tous les secteurs d’activités», a-t-il noté. Pour lui, la mise en œuvre du nouveau modèle de croissance et les objectifs fixés en matière de transformation compétitive des structures productives de l’économie nationale constituent «un terrain propice au déploiement du partenariat» et, de manière plus générale, à la collaboration active entre les entreprises publiques et privées selon la formule gagnant-gagnant». Loin de s’arrêter, le ministre n’a pas omis de préciser qu’il y avait encore fort à faire et a indiqué que «nous avons des grands défis à relever pour la réalisation des futurs et même actuels programmes de construction», avant d’ajouter. « La réalisation de ces programmes nécessite un travail de qualité.»

Plus de 1 000 participants
On note cette année encore une très forte participation, aussi bien nationale qu’étrangère, de tous les corps de métiers impliqués d’une manière ou d’une autre dans l’acte de bâtir (entreprises de réalisation, producteurs de matériaux et de matériels de construction, bureaux d’études etc.). Environ un millier de sociétés, parmi lesquelles 440 exposants venus d’une vingtaine de pays (Chine, Turquie, France, Espagne, Italie, Allemagne, Portugal, Tunisie, etc.), ont effectué le déplacement pour faire montre de ce qu’ils produisent et réalisent au mieux. Les expositions qu’on a pris soin d’améliorer occupent tous les espaces disponibles de la Foire d’Alger qui s’est avérée trop exiguë pour la circonstance.
Un coup d’œil sur les stands de matériaux et outillage de construction permet de constater que les producteurs algériens ont fait beaucoup de progrès dans toute une panoplie de produits (faïences, revêtements de sols, peintures, sanitaires, petit outillage de chantier, quincaillerie, etc.).