Le processus électoral est «un travail permanent et constant et non conjoncturel», a indiqué, hier, le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) Abdelwahab Derbal. Le parfaire «exige le respect de la loi et la contribution de tout un chacun pour aboutir à des élections propres et intègres», a soutenu M. Derbal sur les ondes de la Radio nationale. En plus des moyens et textes organisationnels relatifs aux élections, le président de la Hiise a mis en avant l’importance de la formation de tous les intervenants dans le processus électoral, y compris les membres de l’Instance. Il a rappelé que des sessions de formation ont été organisées en 2018 sur les missions de la Hiise qui doit être «une instance de surveillance reposant sur des bases scientifiques efficientes». A propos de la révision et de l’assainissement des listes électorales dans les communes, le même responsable a insisté sur la formation des agents en charge de cette mission. S’exprimant sur la convocation du corps électoral pour l’organisation de la présidentielle dans les délais, il dira que cette démarche «illustre clairement que l’Algérie assure le premier gage dans le processus démocratique», considérant que le respect des délais des échéances faisait partie «des plus importantes normes internationales de bonne gouvernance».
De nouveaux membres nommés par Bouteflika
Par ailleurs, la Hiise accueille de nouveaux membres nommés par décret présidentiel publié au dernier Journal Officiel. Au nombre de 20 magistrats et 13 «compétences indépendantes», choisies parmi la société civile, ces nouveaux membres viennent remplacer d’anciens membres au sein de cette instance chargée de superviser le déroulement du scrutin présidentiel dans ses différentes étapes. La nomination des magistrats s’est faite suite aux propositions émanant du Conseil supérieur de la magistrature, alors que les  «compétences indépendantes» sont nommées, par le même décret, suite aux propositions faites par le Comité ad hoc chargé de proposer ce type de profil. La présidentielle d’avril prochain sera le premier rendez-vous électoral du genre dans l’histoire de l’Algérie à se dérouler sous la supervision de la Hiise. D’où apparemment la décision prise par le président de la République de lui insuffler un nouveau souffle par la nomination en son sein de nouveaux membres et de rendre son intervention plus efficace dans le cadre d’un scrutin décisif pour l’avenir du pays.