Les chiffres publiés hier l’Office national des statistiques (ONS) sur la population scolaire n’a pas laissé indifférente l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF). Le porte-parole de ce syndicat d’enseignants, Abdelouaheb Lamri Zeggar, souligne à propos de la tendance haussière du nombre d’élèves qu’elle est «à l’image de ce qui se passe dans le reste des pays du monde qui enregistrent une croissance démographique conséquente, ce qui implique logiquement une augmentation des élèves scolarisée». «Automatiquement cela impacte sur le nombre d’élève par classe et pose donc à nouveau le problème récurrent de la surcharge des classes avec, cette fois, plus d’acuité.» Abdelouaheb Lamri Zeggar affirme ainsi que «la véritable problématique aujourd’hui est qu’il n’y a pas une mise à jour en temps réel des actions du ministère de l’Education et du gouvernement par rapport à ces statistiques. Que cela soit d’un point de vue de la construction des établissements scolaires, de la formation des enseignants, mais aussi de la création de postes budgétaires suffisants pour disposer du personnel éducatif nécessaire».
«La conséquence, explique-t-il, est une surcharge des classes, ce qui impacte directement la qualité du rendement pédagogiques et la qualité de l’enseignement d’autant que les programmes scolaires sont déjà chargés.» Pour le porte-parole de l’UNPEF, «la qualité d’enseignement est aujourd’hui érigée comme un slogan par les responsables du secteur. Mais pour atteindre cet objectif, il est nécessaire que les autorités concernées fournissent un minimum de conditions, afin d’assurer efficacement cet enseignement de qualité, mais pour le moment, malheureusement, ces conditions ne sont pas réunies». Par ailleurs, concernant le nombre d’enseignants, l’ONS indique que leur nombre a atteint 473.166 durant l’année scolaire 2019-2020 contre 478.985 l’année d’avant, enregistrant ainsi une légère diminution de 1,2%.
A propos de cette baisse d’enseignant, alors que le nombre d’élèves scolarisés a augmentés, Abdelouaheb Lamri Zeggar, explique que «cela prouve qu’il n’y a pas suffisamment de recrutement dans le secteur de l’éducation et que bien au contraire, il y a de nombreux enseignants qui partent à la retraite et qui ne sont pas remplacés d’où ce déficit». Il rappelle à ce sujet que «cela fait des années que l’UNPEF réclame un plus de recrutement d’enseignants afin justement de répondre à cette augmentation du nombre d’élèves scolarisés et garantir une meilleure qualité d’enseignement». <