«On va diminuer l’indice d’octane des essences d’ici à la fin de l’année» (raison environnementale). On va avoir en 2021 un gasoil pour l’agriculture avec une certaine couleur et le gasoil carburant une autre couleur pour diminuer le trafic sur le gasoil. On est obligé en 2021 de stopper les importations de carburants. La raffinerie d’Augusta est là, il faut la gérer. Elle nous appartient. Il faut bien utiliser ce qu’elle produit, s’il faut ramener chez nous le carburant, on ramène le carburant de la raffinerie chez nous, s’il faut le vendre ailleurs, on le vend ailleurs. La raffinerie d’Augusta, Sonatrach l’a acheté, le bébé est là, qu’il est bien ou pas, il faut en prendre soin. Si elle fait gagner de l’argent, c’est bien, si Sonatrach constate qu’elle perd de l’argent, c’est à elle de décider si elle le vend. La raffinerie d’Augusta est destinée à traiter le brut lourd (pas le brut algérien). Laissons la justice faire son travail. L’audit de Sonatrach est général et ne concerne pas uniquement la raffinerie d’Augusta, il concerne tout le secteur de l’énergie. Il est mené par l’IGF. Les équipes ont commencé à travailler. Quand sortiront les résultats de l’audit, on agira en conséquence. Sonatrach va se recentrer sur ses métiers de base : l’exploration-production, transport, transformation d’hydrocarbures, commercialisation. Concernant les difficultés financières de Sonatrach, elle a effectivement un problème de trésorerie. Mais nous sommes en discussions avec le ministère des Finances pour donner toutes les facilités nécessaires comme celles qui vont être données à toutes les entreprises impactées par la pandémie Covid-19. Elle n’est pas déficitaire. Elle a des problèmes de trésorerie pour la simple raison qu’avec la crise, le prix du brut a baissé, les exportations ont diminué. Automatiquement, elle s’est retrouvée dans une situation difficile. Mais avec le ministère des Finances, Sonatrach est en discussions pour échelonner par exemple le paiement des impôts. Il ne faut pas oublier que Sonatrach finance la différence entre le prix réel et le prix subventionné du carburant et de l’eau. Elle vend à perte le carburant. Elle s’occupe de 11 stations de dessalement. C’est Sonatrach qui achète l’eau. Il faut savoir que 17% de la production d’eau en Algérie est de l’eau dessalée. Qui est-ce qui paie ces 17%, c’est Sonatrach. Elle achète l’eau dessalée à plus de 100 dinars en moyenne le mètre cube, il est vendu à 25 dinars en moyenne. Imaginez cette différence qui est supportée par Sonatrach depuis 2005-2006. Il y a trois autres unités de dessalement à construire à El Tarf, Skikda et Alger-Ouest. Sonatrach a demandé au Trésor le remboursement de ce différentiel. Cela va la soulager».