Le ministre de l’Energie, président de la Conférence de l’OPEP, M. Abdelmadjid Attar, a estimé mercredi que les perspectives du marché pétrolier mondial appellent à un « optimisme prudent et mesuré », indique un communiqué du ministère. « D’une part, la reprise économique est réelle, la demande pétrolière redevient croissante, et les stocks pétroliers mondiaux baissent. Mais, d’autre part, la possibilité d’une seconde vague de la pandémie ne peut être exclue, avec des conséquences négatives sur l’activité économique et la demande pétrolière mondiales », a-t-il analysé. Le ministre s’exprimait alors qu’il participait à la 21ème réunion du Comité ministériel mixte de suivi OPEP / non-OPEP (JMMC), tenue par visioconférence, selon le communiqué. La réunion, précédée par une réunion du Comité technique conjoint (JTC) qui regroupe les experts des pays membres du JMMC, avait pour objectif d’examiner la situation du marché pétrolier et ses perspectives à court terme, et d’évaluer le niveau de respect des engagements de baisse de la production en juillet 2020 par les pays participants dans la Déclaration de Coopération. Le JMMC a écouté le rapport du JTC sur les perspectives du marché pétrolier. Selon le secrétariat de l’OPEP, le PIB mondial devrait se contracter de 4,0 % en 2020, et la demande pétrolière mondiale devrait baisser de 9,1 millions de baril par jour (Mbj), tandis que l’offre de pétrole des pays non-OPEP baisserait de 3,03 Mbj. Le JMMC a relevé avec « satisfaction » qu’à la faveur de la mise en œuvre de l’accord de réduction de production des pays OPEP+, les stocks pétroliers mondiaux s’inscrivent désormais dans une tendance baissière après avoir atteint un niveau sans précédent en juin, précise le communiqué. Les membres du JMMC ont également examiné le niveau de respect des engagements de baisse de la production des pays signataires de la Déclaration de Coopération pour le mois de juillet 2020. Le JMMC a ainsi relevé que le taux de conformité global avait atteint 97 % en juillet. M. Attar a rappelé que l’accord historique adopté en avril dernier par l’OPEP et les pays non membres de l’OPEP a « évité un effondrement du marché pétrolier aux conséquences désastreuses pour les producteurs, pour l’industrie pétrolière et l’économie mondiale dans son ensemble ». L’adoption d’un mécanisme de compensation en juin a ajouté, davantage de crédibilité aux efforts entrepris. Il a insisté sur la nécessité absolue que les pays de la Déclaration de Coopération continuent de respecter pleinement leurs engagements afin de restaurer l’équilibre et la stabilité du marché pétrolier. Aussi, les pays qui n’ont pas respecté pleinement leurs engagements de baisse de la production entre mai et juillet 2020, se sont formellement engagés à opérer des réductions supplémentaires pour compenser le surplus de production avant la fin du mois de septembre, selon la même source. Pour rappel, le JMMC se réunit sur une base périodique depuis janvier 2017 avec l’objectif de veiller à la mise en œuvre des ajustements volontaires de la production des pays OPEP et non-OPEP signataires de la Déclaration de Coopération. Sur la base des travaux et des recommandations du Comité Technique conjoint, le JMMC est également chargé d’évaluer la situation du marché pétrolier international et de formuler des recommandations à la Conférence de l’OPEP et à la réunion ministérielle OPEP et non-OPEP. Le JMMC est composé de sept pays membres de l’OPEP (Algérie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Irak, Koweït, Nigeria et Venezuela) et de deux pays non membres de l’OPEP (Russie et Kazakhstan).