Propos recueillis par
MILINA KOUACI

Reporters : la date de reprise du personnel de l’administration et des enseignants a été devoilée par la tutelle, sans fixer une date pour la rentrée des élèves. A quoi renvoyez-vous cet exception ?
Abdelkrim Gaid : Je pense que le ministère attend les recommandations du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie pour le lancement de la rentrée scolaire. Comme vous le savez, les recommandations du Comité reposent sur un fondement scientifique. Les deux dernières années, le ministère de la Santé, via le Comité scientifique, a arrêté un protocole sanitaire dans le milieu scolaire et exigé une nouvelle organisation dans tous les établissements du territoire national et pour le respect de la distanciation physique. La rentrée du personnel enseignant et administratif a été avancée d’une semaine, celle des élèves est prévue pour le 21 septembre, mais on ignore si cette date sera maintenue ou non.

Ce n’est donc pas lie a la réception des écoles, au recrutement des enseignants d’anglais ou a la dotation des écoles primaires de tablette ?
Le lancement de la rentrée scolaire est une décision souveraine qui implique le gouvernement et non le seul secteur de l’éducation, notamment cette année, où de nouvelles mesures ont été décidées comme la création d’une filière des arts dans le cycle secondaire, l’introduction de l’anglais dans le primaire et l’allégement du poids du cartable dans le même cycle à travers la dotation graduelle des écoles de tablettes numériques. Ces nouveautés exigent une bonne planification et une préparation minutieuse pour la réussite de l’année scolaire.

Ou en est le recrutement des enseignants d’anglais dans le cycle primaire ?
L’opération de recrutement se poursuit. La tutelle a reçu des dossiers des détenteurs de licence en anglais et en traduction (de et vers l’anglais). Lorsque le ministère les aura admis, il organisera des sessions de formation à leur profit pour les préparer à l’enseignement.
Ce qui est important, c’est qu’on rassure les élèves et leurs parents qu’il n‘y aura pas de déficit dans l’encadrement pédagogique, car le nombre de diplômés ayant déposé leurs dossiers dépasse largement les besoins du secteur.

Qu’en est-il du mode d’enseignement ?
On est dans l’expectative. On ignore si la tutelle maintiendra l’alternance de groupe pour la 3e année consécutive, ou s’il reviendra à l’organisation solaire normale.
Certes la décision est tributaire de la situation sanitaire, mais nous demandons à revenir à l’organisation scolaire normale en raison de l’impact négatif du plan exceptionnel sur le niveau scolaire des élèves. Le volume horaire de l’élève du cycle primaire réduit à 10 heures est insuffisant. Le plan exceptionnel s’est également négativement répercuté sur le personnel administratif qui travaille jusqu’à 10 heures supplémentaires.