Le Premier ministre Abdelaziz Djerad a montré du doigt, hier lors de sa visite de travail dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, les méfaits du « tout import » sur l’économie nationale, réitérant l’engagement des pouvoirs publics à encourager les investisseurs nationaux.

Déclarant que « la politique du tout-import a laissé exsangue l’économie nationale », le chef de l’Exécutif a estimé que l’urgence de l’heure consiste à « réduire tant que faire se peut les importations à travers notamment l’encouragement des investisseurs nationaux, ceux qui contribuent dans la création de l’emploi et de la richesse ».
L’industrie de transformation est une « option stratégique » du gouvernement, selon M. Djerad, qui a évoqué la nécessité de « promouvoir » cette filière à travers tout le territoire national « pour que nous puissions, à terme, exporter et réduire notre addiction aux hydrocarbures ».
« L’industrie de transformation est très importante pour notre pays qui recèle des ressources naturelles, à l’instar des domaines miniers et de l’agriculture. Elle nous permettra de renforcer progressivement le secteur industriel et de réduire la dépendance à la rente pétrolière et gazière », a souligné le Premier ministre.
M. Djerad, qui a eu droit à des explications sur le processus de transformation de la matière brute (pierre) en marbre et en granit, a appelé les investisseurs algériens à l’achat d’usines européennes en « arrêt d’activité notamment celles proposées à des prix raisonnables, relevant l’importance de telles opérations pour soutenir l’industrie en Algérie ».

Redonner à l’agriculture la place qui lui sied
Par ailleurs M. Djerad a mis en exergue la nécessité pour l’Algérie de redonner au secteur de l’agriculture la place qui lui sied en encourageant l’investissement dans ce domaine très porteur et dans lequel le pays recèle des potentialités énormes, mais qui attendent toujours une exploitation optimale et rationnelle.
Au niveau de l’exploitation agricole Harima-Rabah, implantée dans la commune de Tabia, première étape de sa visite, Abdelaziz Djerad a insisté sur la place et l’apport de l’agriculture dans l’économie nationale, mettant en évidence la nécessité d’un retour vers ce secteur, créateur d’emplois et de richesses et pour réduire la facture des importations. « Notre production agricole est variée et de qualité. Le secteur doit être valorisé en encourageant l’investissement et en mobilisant les moyens nécessaires pour intervenir et exploiter de grandes surfaces », a déclaré le Premier ministre.
Il a fait remarquer à ce propos que l’Etat interviendra pour « apporter son assistance mais c’est à l’entreprise d’assurer et d’apporter la plus-value », plaidant, en outre, pour un développement accéléré de l’industrie de transformation des produits agricoles pour répondre aux besoins nationaux.
M. Djerad a insisté, s’agissant toujours du rôle que peut jouer le secteur de l’agriculture pour l’essor de l’économie nationale, sur l’apport qui peut émaner de la région du Sud du pays dans le but de diversifier la production agricole et d’alléger la facture des importations. n