Lors de son passage dans la wilaya de Tiaret, le président du Front El Moustakbal, candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, n’a pas manqué de fustiger l’UE qui compte organiser un débat sur la situation politique en Algérie, tout en évoquant son programme économique.
Comme ses concurrents, le candidat au palais d’El Mouradia a exprimé son rejet de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays, en particulier après que le Parlement européen a programmé de tenir une réunion pour discuter de la situation en Algérie. En effet, animant un meeting populaire, hier, au centre culturel Ali-Maachi à Tiaret, il a indiqué que ce qui se passe dans le pays relève « exclusivement des affaires intérieures ». Selon lui, « la solution à la crise que vit notre pays relève de la seule responsabilité des Algériens », tout en rejetant « toute ingérence étrangère, d’où qu’elle vienne et sous quelque forme que ce soit ». Clôturant ce volet, Abdelaziz Belaïd a appelé les Algériens à aller voter massivement, soutenant que l’élection présidentielle est « l’unique solution à la crise ». « L’Algérie appartient à tous les Algériens et aucune solution ne peut être envisagée sans les Algériens », s’engageant, s’il est élu président, à
« instaurer la nouvelle République qui permettra à l’Algérie de sortir de la crise économique et politique » actuelle.
Sur le volet économique, « la mauvaise gestion et la corruption pratiquées par les responsables de l’ancien système a dégradé la situation économique », a-t-il tonné précisant que « cette région, qui recèle de vastes terres fertiles pour la culture de l’orge et du blé pouvant subvenir aux besoins de toute l’Algérie, se distingue également par l’élevage du bétail ». D’ailleurs, Belaïd dira que « Tiaret exportait l’équivalent de 3 milliards de dollars de blé. Aujourd’hui, avec toutes les techniques dont nous disposons, nous importons presque le double », a-t-il regretté. Continuant sa plaidoirie, Abdelaziz Belaïd veut faire de l’agriculture le fer de lance de l’autosuffisance alimentaire et mettre fin à l’exode rural en promouvant le paysannat, jeter les bases de l’économie solidaire pour promouvoir des coopératives agricoles ». « Ainsi nous saurons nous hisser parmi les grandes nations », a-t-il assuré.
L’industrie manufacturière, deuxième axe du programme de Belaïd, prévoit également l’ouverture et l’octroi de plus de postes d’emploi aux jeunes.
« La raffinerie de pétrole de Tiaret pourra employer des centaines de jeunes dans la région et absorber le chômage. D’autres programmes d’aide à l’emploi sont également prévus », a-t-il ajouté. « Il y a des médecins au chômage tandis que nos malades parcourent de longues distances pour se soigner. Bâtir des structures au niveau de chaque région pourra non seulement absorber la surcharge sur les hôpitaux des grandes villes mais également à leur éviter les longues distances », a-t-il développé.
Concernant la conjoncture actuelle que traverse le pays, le candidat a assuré que le dialogue et la concertation sont l’issue pour aller vers l’intégrité et la démocratie. « Il est temps de prendre nos responsabilités pour préserver notre pays et aller vers un avenir certain », a-t-il lancé.