Le Comité international des jeux méditerranéens (CIJM) fêtera ses 61 ans d’existence à Oran, à l’occasion de la 19e édition de la manifestation prévue du 25 juin au 6 juillet, et pour laquelle tous les ingrédients ont été réunis pour réussir ces joutes et en faire les plus attractives. Avant d’en arriver au rendez-vous d’Oran, le CIJM a connu une traversée du désert qui a commencé d’abord avec une idée de Muhammad Mustafa Shakib Tahir Pacha, président du comité olympique égyptien (1946-1954) et membre de l’exécutif du CIO à l’époque, qui a suggéré, lors des Jeux olympiques de Londres de 1948, l’idée de créer des jeux régionaux au niveau des pays méditerranéens. Après une édition non officielle en 1949, son projet se concrétise en 1951 avec l’organisation de la première édition officielle des Jeux méditerranéens à Alexandrie (Egypte). Néanmoins, la création d’un organisme en charge de la gestion de ses jeux n’est intervenue officiellement que le 16 juin 1961 à Athènes, sur proposition du Libanais Gabriel Gemayel, membre du Comité International Olympique (CIO), qui a suggéré, lors de la 3e édition des Jeux méditerranéens en 1959 à Beyrouth, la création d’un Comité permanent, afin d’assurer la viabilité des jeux. L’année 1961 marqua ainsi la naissance du CIJM, une organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif. Elle sera composée depuis, des Comité nationaux olympiques des deux rives de la mer méditerranée (CNO) affiliés et des membres du CIO. Depuis cette date, cinq présidents se sont succédé à la tête de cette instance, mais celui qui restera le plus longtemps à ce poste, est l’Algérien Amar Addadi (2003-2020) qui aura marqué sa présence durant 18 ans, avant son remplacement par l’Italien Davide Tizzano, l’actuel président. Le comité de direction du CIJM est composé de 7 membres élus tous les quatre ans, à l’issue du Congrès du CIJM qui se réunit, traditionnellement, à la veille de l’ouverture de chaque édition des jeux. Il comprend, un président, deux vice-présidents (dont un appartenant au pays organisateur de l’édition), mais le congrès a renoncé, plus tard à cette directive. Le Comité comprend aussi un secrétaire général et trois autres membres.
Le Comité international des Jeux méditerranéens est l’organisation des Comités nationaux olympiques qui préside, règlemente, et organise les Jeux méditerranéens. L’instance internationale est reconnue par le Comité international olympique, et partage ses principes fondamentaux: promouvoir le sport, diffuser l’esprit olympique, soutenir l’enseignement du sport, renforcer les valeurs de la paix et de la fraternité entre les peuples, en particulier en ce qui concerne les pays du bassin méditerranéen. 26 pays riverains de la Méditerranée font partie du CIJM: Albanie, Algérie, Andorre, Bosnie Herzégovine, Chypre, Croatie, Egypte, Espagne, France, Grèce, Italie, Kossovo, Libye, Liban, Macédoine du nord, Malte, Maroc, Monaco, Monténégro, Portugal, Syrie, Saint Marin, Serbie, Slovénie, Tunisie, Turquie. Le CIJM dont le siège actuel se trouve à Athènes, est propriétaire des Jeux Méditerranéens et détient tous les droits. Il désigne, tous les 4 ans, soit 6 ans avant l’édition concernée, la ville à qui il en confiera l’organisation, sous un logo, représentant trois anneaux (bleu ciel sur fond blanc), qui matérialisent les trois continents qui bordent cette mer, élément commun et rassembleur (l’Europe, l’Afrique et l’Asie). Cet emblème a fait son apparition pour la première fois lors de l’édition de Split en 1979. Les langues officielles du CIJM sont le français, l’anglais et l’arabe.(APS)