Après le retour du Président, place maintenant aux actions à mettre en œuvre. La première, très attendue, concerne l’avenir du gouvernement actuel. Un changement touchera sans aucun doute l’équipe de Djerad, reste juste à connaître la forme.
L’évidence d’une prochaine décision présidentielle à propos du gouvernement, est claire. Elle est envisagée depuis le 10 janvier dernier. Ce jour-là, juste avant de prendre l’avion, Abdelmadjid Tebboune avait lâché une phrase, devenue source de toutes les spéculations. En jugeant l’action du gouvernement par « il y a du négatif et du positif », cela sentait une sentence présageant une décision imminente.
Plus d’un mois après, le Président va devoir s’expliquer. Que le gouvernement reste dans sa forme actuelle semble plus qu’improbable. Deux scénarios s’imposent. Il y aura soit, un remaniement, tout en laissant Abdelaziz Djerad à son poste de Premier ministre, soit, tout simplement un changement de gouvernement « total ».
C’est devenu même une nécessité pour plusieurs départements, dont les ministres ont démontré leur inaptitude. L’excuse de la Covid-19 ne peut expliquer à elle seule l’inertie constatée dans plusieurs secteurs. Insuffler un nouveau sang est d’autant plus urgent que la grogne sociale est bien perceptible. La rue gronde et les rumeurs les plus fantaisistes commencent à faire leur chemin devant les nombreuses incohérences affichées par le gouvernement.
Les décisions attendues d’El Mouradia ne concernent pas la composition du gouvernement. Les chantiers sont très nombreux sur le bureau de Tebboune, et il va devoir trancher de nombreux dossiers.
En plus de la situation en interne, il y a également celles en relation avec les pays voisins. La Libye, le Mali et le Sahara Occidental, dont l’avenir ne peut pas, et ne doit pas, se faire sans l’implication concrète de l’Algérie. D’où l’importance d’avoir une voix présidentielle pour s’imposer sur une scène internationale en pleine ébullition.
A tout cela, il ne faut pas oublier la Covid-19 et ses conséquences. La pandémie est toujours présente, ici ou ailleurs, et tous les pays subissent encore ses ravages.
Le temps est aux actions, dans le choix des hommes et femmes ainsi que dans la recherche des solutions. L’inertie ne peut être un programme.