Devant se dérouler hier, le procès en appel de l’affaire des frères Kouninef, propriétaires du groupe KouGC, a été reporté au 2 décembre prochain. La décision prise par la chambre pénale de la Cour d’Alger fait suite à la demande du collectif de défense.
Poursuivis pour «trafic d’influence», «blanchiment d’argent», «obtention d’indus avantages», «détournement de fonciers et de concessions» et «non-respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics», les accusés ont été condamnés, en première instance au mois de septembre dernier par le Tribunal de Sidi M’hamed, à des peines de prison ferme allant de 12 à 20 ans avec confiscation de biens.
Réda Kouninef a été condamné à 16 ans de prison ferme et son frère Tarek à 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8 millions de DA pour chacun d’eux et Abdelkader à 12 ans de prison ferme et Souad Kouninef à une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende du même montant et un mandat d’arrêt international. Cette dernière a réagi, mi-octobre, en démentant les informations selon lesquelles elle aurait sollicité un cabinet étranger pour les besoins de sa défense. «Je tiens à démentir catégoriquement les affirmations contenues dans divers écrits, je n’ai, à aucun moment, envisagé de faire appel à un cabinet étranger (américain ou autre) pour me défendre ou faire valoir mes droits en Algérie», a-t-elle écrit.
Les frères Réda, Abdelkader-Karim et Tarek-Noah Kouninef avaient été placés le 24 avril 2019 sous mandat de dépôt, le gérant du groupe KouGC, Keddour Ben Tahar, a été condamné à une peine de 8 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8 millions de dinars, alors que chacune des 45 sociétés affiliées au groupe devront payer une amende de 32 millions de dinars.
Lors du procès en première instance, les accusés ont été notamment auditionnés sur les changements importants constatés au niveau des clauses dans certains marchés conclus et des contrats signés dont la modification des coûts et des délais de réalisation des projets, comme ceux prévus dans les espaces industriels appartenant au groupe à Aïn Ouessara (Djelfa) et Ksar El Boukhari (Médéa).
Les personnes morales ont été condamnées, quant à elles, à une amende de 32 millions de dinars, alors que les autres accusés impliqués dans l’affaire, dont d’anciens fonctionnaires de plusieurs ministères et organismes, ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à 3 ans de prison ferme.