Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a été auditionné, hier, par la commission des finances de l’Assemblée nationale à propos du projet de loi de finances 2019. A cette occasion, le ministre a été fortement interpellé par les députés de la commission sur la hausse des prix des fruits et légumes.

« Le gouvernement est à l’écoute des citoyens et compte trouver des solutions à cette hausse des prix », a-t-il expliqué aux parlementaires avant d’annoncer l’intention du gouvernement de lutter contre cette hausse à travers l’établissement de prix de référence :
« Face à cette situation, nous avons décidé de définir des prix de référence pour les prix de certains légumes, dont essentiellement la tomate, l’oignon, la courgette et les pommes de terre », a-t-il annoncé. Objets d’une forte demande, la tomate, l’oignon, la pomme de terre et la courgette ont connu, en effet, une hausse vertigineuse des prix depuis l’été dernier. Laquelle hausse de prix n’a pas connue de clémence depuis. Mais selon M. Djellab, les pouvoirs publics sont plus que décidés à mettre de l’ordre dans le marché. Aussi, selon lui, le gouvernement est aux aguets et ne compte pas laisser cette flambée des prix en l’état. « Nous allons organiser les choses car conscients des difficultés auxquels font face les citoyens », a-t-il indiqué insistant sur le fait que
« l’Etat a décidé de faire un effort en la matière ». Les efforts de l’Etat concernent également la subvention des produits de première nécessité. C’est ainsi que, selon le ministre, l’Etat a maintenu les subventions des « produits de base », à l’instar du sucre et du lait.
« L’Etat a décidé de maintenir les aides pour permettre aux citoyens et notamment les nécessiteux de bénéficier des produits à des prix abordables », a-t-il indiqué. L’autre interpellation du ministre concerne la qualité des produits disponibles sur le marché algérien qui laisse parfois à désirer. A ce propos, le ministre a dénombré 49 laboratoires sur l’ensemble du territoire national, ce dont 25 d’entre eux seulement sont fonctionnels. L’Etat algérien va recourir aux laboratoires privés de contrôle de la qualité des marchandises puisque les laboratoires étatiques existants ne suffisent pas pour couvrir les besoins en la matière. Des députés n’ont pas manqué à cette occasion d’appeler à plus de contrôle de la qualité du produit, de sa provenance et de sa composition. Plusieurs d’entre eux ont exigé la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle au motif que des marchandises à l’origine douteuse, et avariées quelquefois, sont présentées au consommateur. Par ailleurs, le ministre a évoqué d’autres questions en rapport avec la surfacturation des produits importés. A ce propos, il a expliqué que l’Algérie allait prendre en charge cette question au regard des nombreux accords qu’elle a contractés avec beaucoup de pays.