En dépit des instructions du wali concernant la lutte contre les constructions illicites sur l’ensemble de la wilaya, force est de constater que ces constructions poussent comme des champignons notamment dans la région de Hchem et Sidi Ali.

En effet, le visiteur de ces localités, jadis des paradis agricoles, est frappé par la prolifération de ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. On construit le jour et la nuit et surtout les week-ends, au su et au vu de tous : des grandes bâtisses avec une série de locaux au rez-de-chaussée qui pullulent sur ces terrains dont une bonne partie est composée d’exploitations agricoles collectives et exploitations agricoles individuelles dont les bénéficiaires les ont détournées de leur vocation. Le béton avance à pas de géant. De nombreuses constructions n’ont pas de permis de construire. Il convient de souligner que ladite localité réputée jadis par sa vigne a enregistré l’arrivée de centaine de familles des régions de quatre coins de la wilaya ou bien limitrophes durant la décennie noire et ses milliers de déplacés. « Ici on vend même les terrains appartenant à l’Etat », a confié un jeune rencontré à l’intérieur d’un café. De par sa proximité du nouveau pôle urbain en plein mutation, Hchem est fortement convoitée par les nouveaux acquéreurs de terrains. Face à la prolifération des constructions illicites, les autorités locales de la wilaya doivent faire de la gymnastique pour trouver une poche afin d’implanter un équipement public au profit de la population locale. Installé moins d’une année après le départ de l’ex-wali en tant que ministre de l’Habitat, le wali semble décidé de mener la « bataille » contre les constructions illicites. Une mission qui s’annonce difficile en cette conjoncture où certains dictent leurs « lois ».