Le Real Madrid, vainqueur de la défunte édition de Ligue des Champions UEFA, continuera sa mission «préservation de la couronne» sur la scène footballistique européenne. Ce soir (20h45), les Madrilènes reçoivent le Naples SSC où évolue l’international algérien, Faouzi Ghoulam.

En petite forme depuis que sa série de 40 matchs sans défaite ait été brisée, le champion sortant est appelé à rassurer. Contre des Italiens qui ont le vent en poupe depuis 3 mois et demi (invaincu en 18 rencontres toutes compétions réunies), les Espagnols ont quelques soucis à se faire.

Cela faisait longtemps que le Real n’a autant douté. Des soucis d’infirmerie, un Cristiano Ronaldo pas au top de sa forme et un statut d’équipe à battre et à abattre ont fait que les « Merengues » soient bousculés à chacune de leur, dernière, sorties. Les poulains de Zinedine Zidane gagnent gagnent sans se montrer vraiment convaincants avec l’habituelle maîtrise qu’ils affichaient avant cette panne à Séville le 15 janvier dernier. Un coup sur la tête suivi d’une élimination de la Coupe du Roi en quarts de finale contre le Celta Vigo. C’est donc une « Maison Blanche » en réfection qui accueillera des Napolitains ayant terminé premiers de leur groupe dans la phase de poules. Même le technicien Fabio Capello a relevé les insuffisances du team de la capitale espagnole samedi à l’issue du succès poussif (1-3) en Liga en déplacement chez Osasuna. «Si le Real Madrid fait les mêmes erreurs que celles de ce soir, Naples peut être aussi superstitieux qu’ils veulent, mais Mertens et Naples vont clairement aller au but à chaque fois», a-t-il exprimé au micro de Fox Sports Italia, avant de continuer au sujet de la défense du champion d’Europe en titre : «Avec la façon dont il court, Mertens se présentera seul pratiquement en tête-à-tête avec Navas. Sergio Ramos, en particulier, était ce soir (samedi, ndlr) méconnaissable», une analyse logique, lorsqu’on voit la forme du petit lutin belge qui détruit les arrière-gardes de la « Serie A » l’une après l’autre depuis quelque temps. Néanmoins, l’effectif de l’équipe onze fois sacrée dans cette épreuve (record absolu) devrait enregistrer le retour d’un pilier pour essayer de tenir un plafond susceptible de s’écrouler à tout moment. En effet, Gareth Bale s’est remis d’une blessure à une cheville qui l’a tenu longtemps éloigné des terrains. Hier, le Gallois a réalisé une session entière pour le quatrième jour de suite. Il fait son retour dans la liste pour la première fois depuis le 23 novembre dernier. C’était justement en LDC lors du déplacement chez le Legia Varsovie qu’il s’était blessé. Une reprise à point nommé qui soulagera certainement son coach. Coté effectif toujours, Cristiano Ronaldo, resté aux soins lundi, après un coup reçu le week-end dernier contre l’Ossassuna, était de retour à l’entraînement hier. Dans le camp adverse, les «Parténopei» peuvent compter sur un groupe très solide qui ne cesse de gagner en confiance. C’est dans une période très faste que le Naples SSC affrontera le géant européen. L’actuel 3e du «Calcio» doit ses résultats étincelants à la forme éblouissante d’un certain Dries Mertens. Auteur de 14 réalisations sur ses dix dernières sorties, le Belge du Napoli est, en ce moment, le joueur le plus prolifique d’Europe. Pourtant Alvaro Morata, qui sera son adversaire du soir, l’a zappé quand il a loué la qualité et les individualités du club cher à Diego Maradona. « Nous sommes impatients de jouer face à Naples. Ils jouent bien au ballon et leur trio avec Callejon, Hamsik et Insigne est très dangereux. Ils peuvent nous battre, mais nous pouvons aussi les battre. C’est la magie de la Ligue des champions. Je veux toujours gagner, mais j’avoue que je serais encore plus heureux de battre Naples à cause de mon passé Juventino », défie l’ancien sociétaire de la Juventus Turin. De quoi pimenter encore plus cette empoignade

Le Bayern devra sortir l’« Arsenal » lourd
Dans l’autre duel de la soirée, c’est Arsenal qui est promis à une soirée compliquée face au Bayern Munich. Sur fond de retrouvaille et avec un esprit de revanche, l’attaquant Robert Lewandowski a même promis l’enfer aux «Gunners». Ça sera la 4e double opposition lors des 5 dernières années. La 3e dans le knock-out round. Pour assommer, les Bavarois sont plus efficaces puisqu’ils ont toujours triomphé dans la phase à élimination directe. Ils restent notamment sur un cinglant 5 à 1 infligé, le 4 novembre 2015, aux Londoniens sur les mêmes lieux pour le compte du match retour du premier tour après avoir été battus 2 buts à 0 à l’Emirates Stadium. Sur ses terres, contre les Anglais, le signe de la Bavière n’a perdu qu’une seule fois. Cette saison, il est invaincu en Bundesliga dans son antre et en C1 aussi. De quoi galvaniser les coéquipiers de Robert Lewandowksi qui paraît confiant pour passer au prochain tour. « La victoire à Ingolstadt était très importante. Maintenant, nous sommes concentrés sur la Ligue des champions. Tout le monde attend ce match. Ce sera un grand défi pour nous. J’espère que nous allons livrer une bonne performance et que nous allons bien jouer ici à Munich. Arsenal a de très bons footballeurs. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes. Si nous jouons bien notre jeu, alors Arsenal n’a aucune chance. Mais nous devons bien jouer », estime le baroudeur Polonais.
Coté « British », la bataille s’annonce rude en dépit de la présence de joueurs de talents comme Alexis Sanchez et Mesut Özil. Problème, ce dernier a tendance à s’éclipser dans les grands rendez-vous en dépit de sa qualité et de son génie susceptibles de faire basculer n’importe quelle rencontre. Les stat’ le confirment. L’Allemand n’a délivré aucune passe décisive contre les équipes du top 6 en Angleterre cette année alors qu’il a offert quatre offrandes face aux autres. Pour ce qui est de la création, là encore, le gaucher est meilleur contre les petites équipes avec une moyenne de 3,3 occasions créées par match (48) contre seulement 2,2 (11) face aux grosse cylindrées. Pire, sur ses 132 apparitions de Premier League et Ligue des Champions depuis qu’il a rejoint Londres (contre Chelsea, United, City, Liverpool, PSG, Barça et Bayern), il a seulement marqué 5 buts et délivré 6 passes décisives en 31 rencontres. On attendra certainement du numéro 11 de sortir une grosse prestation pour prouver qu’il peut peser dans les moments cruciaux à fort enjeu. Il aura 90 minutes pour chasser le doute et faire taire les critiques. Un grand Mesut garantira certainement des frissons pour les amoureux de la balle ronde.

 

Programme de la soirée européenne (20h45)
À Santiago Bernabeu :
Real Madrid – Naples SSC (Ghoulam)
À l’Allianz Arena :
Bayern Munich – Arsenal