Le rôle de la femme algérienne dans le mouvement populaire visant le changement
a été salué, hier, par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune.

A l’occasion de la Journée mondiale de la femme, le chef de l’Etat a exprimé son «estime du niveau de conscience politique et du courage de la femme algérienne dans l’élan national historique pacifique, se tenant aux côtés de son frère l’homme dans la défense du pays, au sein du processus de changement pacifique démocratique pour l’édification de la nouvelle République, dont nous nous attelons à établir les fondements à travers l’élaboration d’une Constitution nationale consensuelle à même d’assurer une rupture radicale avec les pratiques du passé et d’accorder à chacun ses droits dans le cadre d’un Etat fort, juste et démocratique». Remontant une partie de l’histoire de l’Algérie, M. Tebboune rappellera «le riche capital et les contributions précieuses» de la femme algérienne «tout au long des différentes étapes de la résistance populaire durant le colonialisme français abject jusqu’à la glorieuse Révolution nationale, passant par les années de la tragédie nationale et le Hirak populaire béni, tournant décisif vers le changement démocratique escompté». Tout comme le chef de l’Etat n’a pas manqué de réitérer son engagement à «œuvrer avec abnégation à la réalisation des aspirations du Hirak populaire et à aller ensemble vers un changement démocratique global». Aujourd’hui, la femme algérienne est en train de «franchir tous les obstacles pour contribuer à la réalisation d’un véritable progrès scientifique dans son pays», relève encore M. Tebboune, attribuant ce parcours à la «compétence» et «la réussite avec brio» dans les domaines scientifiques. Elle brigue de hauts postes de responsabilité « tout en continuant à être une mère, une épouse et une femme au foyer et à s’acquitter de son rôle historique sacré, celui de l’éducation des générations et la participation à la construction de l’avenir de la Nation avec un esprit ouvert qui préserve l’authenticité de notre peuple et son legs culturel, en étant au diapason des exigences de cette époque», poursuit le président de la République. Estimant que «la femme doit continuer à assumer des postes de responsabilité au sein des institutions de l’Etat et de l’administration publique, tout en continuant à promouvoir son rôle sur la scène politique afin de concrétiser l’égalité et la parité homme-femme, conformément aux constantes nationales et aux valeurs et préceptes de notre religion ». Abdelmadjid Tebboune saisira l’occasion pour promettre « l’autonomisation de la femme, l’amélioration de sa condition, le confortement de ses droits et sa protection de toute forme de violence, outre son accompagnement et la facilitation de ses missions sensibles, notamment liées à la maternité, à l’éducation des enfants, à la gestion de son ménage et aux responsabilités professionnelles et ce, à travers la création des mécanismes nécessaires en vue de renforcer ses initiatives et de promouvoir ses activités, particulièrement dans les zones rurales et enclavées ».
Dans la même logique, il ne manquera pas de mettre l’accent sur l’impératif d’«aider la femme au foyer en lui accordant des microcrédits à même de lui permettre de faire éclore ses talents en matière de création et d’innovation et ce dans l’objectif d’améliorer son pouvoir d’achat et de participer aux dépenses familiales».
Par ailleurs, Abdelmadjid Tebboune a annoncé la création du Prix national de la femme innovante, dédié à la femme algérienne innovante qui sera célébré chaque année pour «encourager les femmes algériennes innovantes dans tous les domaines, en reconnaissance à leurs efforts et en valorisation de leurs réalisation dans tous les domaines afin de les motiver d’aller de l’avant avec compétence et mérite dans tous les domaines».