En l’espace de quatre ans, l’équipe nationale est tombée bien bas pour ce qui est du classement Fifa. Les Verts ont littéralement perdu pied cédant 48 marches au total. Ils sont passés de cette historique 18e place, décrochée après la fantastique Coupe du Monde 2014 au Brésil où ils avaient atteint les huitièmes, à la 66e case. Une bien triste dégringolade à laquelle le nouveau sélectionneur, Djamel Belmadi, tentera de remédier. Une urgence sachant que le «ranking» Fifa est décisif pour les tirages au sort des échéances à venir (éliminatoires et phases finales des tournois).

On est loin de l’époque où les «Fennecs» dominaient la hiérarchie continentale et arabe. La chute est vertigineuse pour «El-Khadra» et l’inquiétude s’accentue pour elle. Surtout que la Coupe d’Afrique des nations 2017 approche à grand-pas. Loin de l’hypothèse cataclysmique et l’éventuelle absence de la messe footballistique de la CAF, il y a le risque de voir les coéquipiers de Riyad Mahrez reversés dans le chapeau 3 ou 4 avec l’obligation d’affronter deux nations fortes dès le premier tour.

L’indice Algérie a tout simplement chuté dans la «bourse foot». Le 66e rang reste le pire depuis 2008 quand les coéquipiers de Karim Ziani étaient 64es de l’ordre universel. C’était avant d’endosser le costume de «Mondialistes». Un statut qui a fait monter la côte de l’EN sans cesse entre 2010 et 2014 avant d’atteindre le pic lors de l’été 2014 après l’excellent Mondial brésilien sous la coupe du Vahid Halilhodzic.

De l’âge d’or à la page noire

S’il y avait un constat à faire, c’est que la courbe de progression a coïncidé avec la présence de Mohamed Raouraoua aux commandes de la Fédération algérienne de football (FAF). Depuis 2009, la sélection n’a cessé de grappiller des places avec la venue des joueurs binationaux. Les Ziani, Belhadj, Brahimi , Mahrez (pour ne citer que ceux-là) et d’autres ont énormément contribué à l’émergence des «Guerriers du Sahara» sur les devants de la scène mondiale pour atteindre une inespérée et exceptionnelle 18e place au terme du fantastique Mondial au Brésil. La qualification historique en huitièmes de finale du rendez-vous planétaire y était pour beaucoup dans cette éclosion. Mais depuis le tournoi «Brasileiro», les choses ne vont pas pour le mieux. Islam Slimani et consorts continuent de payer l’instabilité de la barre technique. Aujourd’hui, douze nations de la CAF sont devant l’Algérie, il s’agit de la Tunisie (24e), le Sénégal (24e), la République démocratique du Congo (37e), le Ghana (45e), le Maroc (46e), le Cameroun (47e), le Nigeria (49e), le Burkina Faso (52e), le Mali (63e), le Cap-Vert (64e) et l’Egypte (65e).

Le boulet de l’instabilité

En évoquant le poste de sélectionneur, il faut savoir que depuis le départ «volontaire» (il faut le préciser) du Bosnien, Brahimi & cie ont perdu leurs marques et leur jeu même si Christian Gourcuff avait réussi – globalement – à maintenir la dynamique. Constamment mis sous pression, surtout après le ratage lors de la CAN 2015 et l’élimination dès les quarts, le technicien français a jeté l’éponge mettant, un peu plus, le projet en péril. La désignation de Rajevac et Leekens n’a rien arrangé tout comme le départ de Raouraoua qui a vu Kheireddine Zetchi le suppléer à la tête de l’instance fédérale Dz. Ce dernier n’a pas, pour autant, pu stopper la dégringolade avec deux erreurs de castings pour ce qui est des coachs. Lucas Alcaraz et Rabah Madjer n’ont fait qu’empirer la situation. L’absence de la Coupe du Monde russe en 2018 a trainé, encore plus, l’équipe nationale vers le bas. Les résultats en matchs amicaux n’ont, eux aussi, pas amélioré les choses sachant que les résultats techniques comptent pour cumuler les points.

Ainsi, la venue de Djamel Belmadi porte beaucoup d’espérances. L’ancien international algérien tentera d’aider son groupe à engranger le maximum d’unités pour enclencher la remontatda. Ça sera dès le mois de septembre prochain avec un match officiel décisif face à la Gambie (172e) à Banjul. Une rencontre comptant pour la 2e journée des «qualifiers» prévue le 8 septembre prochain. Capitale dans la course pour la qualification à l’épreuve continentale et pour repasser la première dans le classement mondiale.