Pour la cinquième année consécutive, l’Institut français (IF) d’Algérie et le Festival Premiers Plans d’Angers organisent le Laboratoire documentaire d’Alger : atelier orienté vers la réalisation documentaire et la pratique du son.

Cette année encore, trois films seront réalisés dans le cadre du Laboratoire d’Alger par des équipes composées d’un réalisateur, d’un cadreur, d’un ingénieur‐son et d’un monteur.
A cet effet, un appel à candidature est lancé sur le site officiel de l’IF Algérie. Ce laboratoire est réservé aux candidats algériens, de 18 à 55 ans, ayant une expérience préalable dans le tournage et dans le montage, idéalement spécialisés dans le film documentaire. Toutefois, les étudiants de fin de cursus professionnel sont acceptés.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 mai prochain. Les candidats intéressés devront remplir la fiche d’inscription disponible dans l’appel à candidature publié sur la page www.if-algerie.com où plus de détails sont disponibles. Cette fiche d’inscription doit être envoyée par mail à abdenour.hochiche@if-algerie.com Les noms des participants sélectionnés seront communiqués le 30 mai prochain.
La formation 2018 se déroulera en deux temps, du 1er au 3 juillet : repérages et écriture, et du 13 septembre au 1er octobre : tournage et montage des films. Les stagiaires sélectionnés s’engagent à participer à toutes les journées du laboratoire.
L’inscription est gratuite mais une caution de 5 000 dinars est demandée au début de la première session pour garantir la participation complète au stage. Elle sera restituée à l’issue de la deuxième session. La participation aux deux sessions de juillet puis de septembre est impérative. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leur fiche d’inscription et des films qu’ils ont produits, tournés avant la formation.
Il est à noter que le thème imposé cette année est «Filmer le courage», il est précisé à ce propos sur le site de l’IF que «Filmer le courage, c’est être au plus proche des corps et des esprits en tentant de comprendre ce qui est difficile, la lutte de l’autre au quotidien (…) Mais l’enjeu ici est peut-être davantage de filmer une envie qui ne parvient pas nécessairement à se concrétiser, un désir en construction. Avoir du courage, c’est autant poser un acte, que de préparer un changement». Ainsi «le courage se construit dans cette envie de dépassement, cette envie d’autre chose. Peu importe finalement son aboutissement, il est une sorte de chemin vers un ailleurs dont nous rêvons tous. Filmer le courage, c’est filmer une volonté en action».
Pour rappel, depuis 2014, une cinquantaine de professionnels algériens ont ainsi été accompagnés dans l’écriture et la réalisation de films documentaires qui sont projetés en Algérie puis en France au Festival Premiers plans d’Angers. Cette formation est désormais bien identifiée, nombreux de ces films ont circulé en festivals à travers le monde. «Les partenariats s’étoffent, un vrai tissu de professionnels commence à apparaître autour de ces ateliers», soulignent les organisateurs.