Cela fait plus de quinze ans que les responsables de la wilaya ont lancé un projet ayant pour objectif de minimiser les dégâts causés par les pluies en période hivernale. On se souvient que l’Etat a accordé aux autorités une enveloppe conséquente de près de 4 200 milliards de centimes.

Mais jusqu’à ce jour, les inondations continuent de faire subir aux terres et aux habitants de cette contrée de l’arrière-pays des catastrophes lourdes de conséquences. L’assainissement de la plaine ne cesse de consommer de l’argent sans résultat apparent. Des inondations et stagnations d’eau sur une superficie de 20 000 ha absorbant sur leur passage des cultures en place et causant entre autre une diminution d’occupation du sol. Tous les responsables qui se sont succédé sont au courant de ce problème qui dure maintenant depuis près de quinze ans sans pouvoir trouver une solution radicale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Etat a mis la somme faramineuse de 500 milliards pour un projet de 400 milliards seulement, selon les études qui ont été proposées au gouvernement. C’est l’organisme ONID qui est chargé de finaliser une telle tâche qui a beaucoup coûté aux contribuables sans pour autant donner de résultat. La situation demeure identique et il suffit d’une averse pour qu’El Tarf appelle au secours à cause des inondations récurrentes et des infiltrations d’eau dans les infrastructures de l’administration et les établissements scolaires. Le lycée Merzoug-Cherif, au centre du chef-lieu, est à chaque fois victime de ces désagréments. Parmi les plus grands projets hydrauliques de la wilaya en cours de réalisation, le barrage de Boukhroufa, dans la commune de Bouteldja. Cette réalisation, lancée par l’ancien Premier ministre Sellal, d’une capacité de 43 millions de m3, devra alimenter une partie des communes de la wilaya d’El Tarf et renforcer l’alimentation en eau potable de la wilaya d’Annaba. Il viendra probablement au secours du géant industriel d’El Hadjar. Il est vrai que les 500 milliards de centimes injectés n’ont pas suffi à répondre à l’attente des responsables et des citoyens. Ceci dit, des efforts ont été déployés par la direction de l’hydraulique mais en vain. Toutes les astuces ont été mises en application au niveau de cette contrée pour au moins réduire de 10 à 20% les inondations à El Tarf mais sans résultat probant. L’année en cours s’achèvera toutefois sur une bonne note.