Le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Bouchraya Hammoudi Bayoun, a réitéré à Berlin le droit du peuple sahraoui à la poursuite de la lutte armée, seul moyen pour mettre fin à l’occupation marocaine. S’exprimant à l’ouverture de la 46e Conférence de la Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), le Premier ministre sahraoui a souligné que «la situation actuelle au Sahara occidental et la position de certains pays influents ne mèneront qu’à davantage de tensions dans la région», dénonçant «les manœuvres répétées du Maroc et de ses alliés en vue de mettre en échec toute solution de nature à aboutir à la mise en œuvre de la légalité internationale». «Tous les efforts de la communauté internationale tendant à trouver une solution pacifique et juste sont restés lettre morte», a-t-il affirmé, relevant que l’attitude de certains pays «était à l’origine du non-respect du droit international». Concernant le rôle de l’Espagne, puissance administrante du territoire du point de vue juridique, M. Bouchraya Hammoudi Bayoun a indiqué que ce pays «n’a ménagé aucun effort pour soutenir l’occupation marocaine illégale du Sahara occidental, en ignorant les déclarations des députés du Parlement espagnol et les vastes campagnes de solidarité avec le peuple sahraoui, et en faisant fi du droit international». «L’attachement du peuple sahraoui à la paix ne l’empêchera pas de recourir à tous les moyens légaux pour recouvrer sa souveraineté nationale», a soutenu le PM sahraoui. Les travaux de la 46e Conférence de la Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), se sont ouverts vendredi à Berlin, sous le slogan: «L’autodétermination. Pour l’indépendance du Sahara occidental». L’EUCOCO, rappelle-t-on, est un réseau international qui comprend des personnalités et des organisations de différents Etats de par le monde, et tend à exprimer la solidarité avec le peuple sahraoui et à lui apporter le soutien nécessaire en vue de lui permettre d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. n