C’est ce qu’a déclaré, en marge des deux journées d’études organisées à Ghardaïa par l’office de protection et de promotion de la vallée du Mzab (OPPVM), sur le thème «Les sites archéologiques de la vallée du M’zab, de la préhistoire à la période médiévale – Mécanismes de sauvegarde»,

le commandant Medjahed Laribi, responsable de la brigade de préservation du patrimoine culturel relevant du commandement de la Gendarmerie nationale. Il a, par ailleurs, révélé que les brigades spécialisées dans la lutte contre les atteintes aux biens culturels, présentes dans les six régions militaires du pays, ont également contribué, depuis leur création en 2005, à la découverte de plus de 380 sites archéologiques méconnus, mis à jour grâce aux interrogatoires des personnes arrêtées pour atteinte au patrimoine archéologique national, en possession de pièces archéologiques détemues d’une façon illégale. Les informations ainsi obtenues ont permis de localiser ces 380 sites et les indiquer aux autorités en charge de ce patrimoine. Rappelant que le rôle et les missions des brigades spécialisées dans la lutte contre les atteintes aux biens culturels «consistent fondamentalement en la recherche de tous les délits relatifs à ce domaine et qui sont précisés dans la loi 98-04», ils ont de ce fait et «pour la seule période du mois de janvier à novembre 2017 réussi à récupérer pas moins de 443 pièces archéologiques sur 50 individus, impliqués dans 28 affaires, tous présentés devant la justice.» Ajoutant que «la Gendarmerie nationale a mis en place un système d’information géographique intégré dans une base de données relative au patrimoine archéologique national afin de préserver ces biens précieux de la contrebande ou de la destruction.» O. Y