Le peuple palestinien fête demain le 44e anniversaire de la «Journée de la terre», coïncidant avec la date du 30 mars en guise de repère historique important pour lui et une occasion renouvelée d’affirmer son attachement à sa terre et sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’au recouvrement de son territoire, la garantie du droit au retour et l’établissement d’un Etat palestinien avec Al Qods pour capitale.
Une détermination qui fait face à acharnement de l’occupant israélien en comptant sur la complicité inconditionnelle de ses alliés, avec les Etats-Unis au premier rang.
Autrement dit, c’est une commémoration dans la situation d’un peuple en péril que les Palestiniens s’apprêtent à fêter un anniversaire très cher et à forte valeur symbolique. Un péril accru ces dernières semaines par l’effet pandémique du Covid-19 qui n’a pas épargné un peuple en danger d’extinction bien avant l’arrivée du virus. Avant le confinement imposé par le coronavirus, les Palestiniens n’ont cessé de subir les mesures d’isolement imposées par l’occupant sioniste.
« Nous avons maintenant deux ennemis : l’occupation israélienne et le coronavirus. Les deux sont des ennemis de l’humanité». C’est en ces termes que Rym Najjar, cadre au ministère de l’Economie palestinien vivant à Ramallah, résumait, jeudi dernier, la situation de ses compatriotes.
Plus au fait de ce qui se déroule dans les territoires où vivent les palestiniens, l’Organisation des nations unies craint «le désastre» et appelle à des actions combinées pour venir en aide à un peuple confiné, mais surtout isolé face à la propagation du virus. Ce qui a poussé l’Autorité palestinienne avait demandé à plusieurs pays d’envoyer des fournitures médicales afin de lutter contre la propagation du COVID-19., a fait savoir jeudi le ministre palestinien des Affaires civiles, Hussein al-Cheikh.
«Il y a une grande pénurie de fournitures médicales, dont des kits de dépistage, pour combattre le virus dans les territoires palestiniens», a-t-il dit dans un bref communiqué de presse.
«Des efforts intensifs sont déployés et nous avons contacté plusieurs pays pour qu’ils envoient les tests de dépistage nécessaires» en Palestine, a-t-il ajouté, alors que le nombre de palestiniens testés positifs ne cesse d’augmenter.
Si le coronavirus fait des siennes en Palestine où les moyens de riposte à la pandémie s’avère insignifiants, le peuple palestinien demeure, pour sa part, attaché à ses revendication face à l’occupant israélien. C’est ce qu’a rappelé l’ambassadeur de l’Etat de Palestine à Alger, Amine Makboul, dans un entretien avec l’APS à la veille de l’anniversaire de la «Journée de la terre» symbolisant, justement, cet attachement.
«La Journée de la terre est une journée historique, symbolisant la bravoure du peuple palestinien qui refuse l’occupation et s’attache à sa terre et au droit au retour quoi qu’il en coûte, car cette terre représente ce qu’il a de plus précieux», a indiqué M. Makboul.
«Nous revendiquons l’application des décisions de la Légalité internationale qui prévoient l’établissement de l’Etat de Palestine sur les frontières du 4 juin 1967 avec El Qods pour capitale, avec l’institution du droit au retour pour les réfugiés». «Nous n’accepterons aucun compromis à ce sujet, car il s’agit là de fondements pour le peuple palestinien, approuvés à maintes reprises, par la Direction palestinienne», a-t-il soutenu.
Il rappellera que la commémoration de cette journée intervient cette année dans une conjoncture spéciale, marquée par la tentative de faire passer «Le nouveaux plan de paix», appelé aussi «Deal du siècle» avec ce qu’il renferme comme injustices à l’égard du peuple palestinien, a-t-il observé.
Le diplomate palestinien a souligné, en outre, que «ce plan dévoile un complot et un grand mépris à l’égard de la Nation arabe et du peuple palestinien», ajoutant que «ses contours commencent à apparaitre dès l’annonce du président américain Donald Trump du transfert de l’Ambassade de son pays de Tel Aviv à Al Qods. Depuis, a-t-il poursuivi, l’administration américaine a commencé à faire pression sur l’Etat palestinien, à travers la fermeture du bureau de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington, et les tentatives de limiter son action, allant jusqu’à essayer de radier l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) et de rompre les aides destinées à l’Etat palestinien».<