Par Bouzid Chalabi
Le ministre des Finances Abderrahmane Raouya a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture des travaux du 33e congrès de l’Union générale arabe des assurances (UGAA) qui se tient au Centre des conventions Mohamed-Benahmed d’Oran, sous le slogan «la nouvelle situation et ses répercussions sur l’industrie de l’assurance : quels sont les défis et quelles sont les opportunités pour le marché arabe de l’assurance ?» Un événement rehaussé par la présence de 1 200 participants représentant 41 pays dont 20 arabes.
L’ argentier du pays a, lors de son discours, mis l’accent sur l’intérêt d’une telle rencontre «car c’est une occasion d’échanger des points de vue et des expériences entre les compagnies arabes d’assurance et de réassurance et de travailler ensemble pour relever des défis communs», a-t-il confié. Il a ajouté : «L’adhésion de l’Algérie à la conférence et le parrainage du Premier ministre sont la preuve de l’importance qu’elle attache à l’action arabe commune dans le domaine de l’assurance et dans d’autres domaines et considère l’Union arabe des assurances générales comme un symbole de l’action arabe commune.»
Poursuivant, l’intervenant rappelle à l’assistance que «le secteur des assurances occupe une place importante en Algérie» et de faire remarquer au passage que c’est l’un des «premiers secteurs d’activités à s’ouvrir à l’investissement privé». Une option qui s’est vite concrétisée sur le terrain. Pour preuve, de 6 sociétés d’assurances, en 1995, nous sommes à 23, en 2002, dont 11 sociétés privées ou établies avec des partenaires étrangers, avec des primes du marché de l’assurance passant de 5,6 milliards de dinars, en 1997, à 144 milliards de dinars en 2021». Comme il a soutenu que l’Etat algérien accorde une grande importance au secteur des assurances et de la réassurance ainsi qu’à leur développement, en misant sur l’amélioration du climat dans lequel les assurances opèrent. Citant à ce propos «l’amélioration des services fournis aux clients, entre autres l’accélération de la numérisation du secteur, en plus d’intégrer l’assurance Takaful sur le marché algérien de l’assurance et de préparer les compagnies d’assurance algériennes à prendre en charge de nouveaux risques, notamment les cyber-risques», a-t-il enfin indiqué.
Notons que la rencontre de quatre jours traitera quatre axes concernant la crise sanitaire liée au coronavirus et ses effets sur le marché mondial des assurances, le déficit d’assurance, les transformations technologiques et la régulation de la gestion des assurances, en plus des risques émergents et des produits d’assurance. Selon les organisateurs de ce congrès, les participants débattront également d’autres sujets liés aux défis auxquels est confronté le secteur des assurances et des réassurances dans les pays arabes ces dernières années.
On apprend également de cette même source qu’un nouveau Conseil d’administration de l’UGAA devrait être dégagé à l’issue de ce congrès pour mettre en œuvre les recommandations de cette rencontre d’Oran. Ledit conseil s’est réuni hier à l’issue des travaux pour choisir le lieu et la date de la 34e session. Ainsi et selon le président de la Fédération algérienne des compagnies d’assurances et de réassurances et membre du Conseil d’administration de l’UGAA, Youssef Ben Messia, la 34e conférence se tiendra à Amman, en Jordanie, en 2024. «Mais d’ici là, l’Algérie, qui a pris la présidence de cet organisme depuis le dernier congrès qui s’est tenu en Tunisie, continuera à le faire jusqu’à la prochaine conférence de 2024.