L’économie nationale passera dimanche prochain au scalpel des spécialistes à l’occasion de la 2e édition de la Rencontre de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) qui constitue, de prime abord, un espace de débat et de réflexion, autour de la situation économique du pays, ses exigences, ses opportunités, ses enjeux et d’autres aspects en lien avec la thématique…

PAR NAZIM BRAHIMI
«L’économie algérienne : un nouvel élan» est l’intitulé de la rencontre au cours de laquelle s’exprimeront des spécialistes, des universitaires et des chercheurs de renommée, sur notamment la diversification de l’économie nationale et son corollaire de sortie de la dépendance pétrolière, le commerce extérieur, les impératifs de son intégration régionale…
«L’économie mondiale n’a jamais été aussi perturbée qu’en cette période. Les marchés s’emballent, les matières premières se raréfient, l’énergie se renchérit, les coûts logistiques s’envolent, alors que les marchés financiers font mauvaise mine. Le brouillard sur l’horizon s’épaissit et les incertitudes sur le court et moyen terme grandissent», a indiqué la CAPC dans une note conceptuelle qui structure la tenue de cette rencontre.
Pour l’organisation patronale, «dans un tel contexte de crise de l’économie mondiale, de nouveaux enjeux s’imposent, comme l’enjeu démographique, l’enjeu climatique, celui de l’alimentation, de la sécurité sanitaire, de l’énergie…», considérant que face à ces enjeux, des Etats «ont réagi par des politiques souvent protectionnistes et agressives».
Relevant ainsi que «le discours souverainiste revient, même dans les pays les plus mondialistes», la CAPC a noté que «la COVID 19 et la guerre en Ukraine ont aggravé la crise économique», estimant que «face à ces enjeux qui ne sont pas de nature conjoncturelle, mais plutôt structurelle, les économies sont confrontées à des défis majeurs pour y faire face ; des défis impliquant les pouvoirs publics, les entreprises et même toute la société.»
La CAPC a noté que «le processus de réformes et la dynamique enclenchée au cours de l’année 2020 commencent à dessiner ses repères et aussi à apporter ses premiers fruits», estimant que «la décision stratégique et souveraine des hautes autorités du pays en 2020 de ne pas recourir à l’endettement extérieur et la lutte contre toutes les formes de déviations trouve aujourd’hui sa plénitude parmi toutes les parties prenantes».
En matière d’atouts, la CAPC a relevé que «la conjoncture s’est améliorée fortement et les indicateurs macroéconomiques affichent une position très favorable pour mettre l’économie nationale dans la voie d’une croissance robuste et durable. La frilosité des investisseurs face à l’incertitude des marchés mondiaux s’est dissipée grâce à une balance commerciale largement excédentaire, des réserves de changes en reconstitution et un dinar en redressement face aux principales monnaies de notre commerce extérieur…»
La rencontre est un «espace d’échange libre, en dehors de toute posture figée, de toute position dogmatique, mais un débat ouvert entre opérateurs économiques et avec les pouvoirs publics», a précisé la CAPC qui affirme vouloir débattre «des enjeux qui engagent l’avenir de notre pays et des défis auxquels il est ou sera confronté et que nous devons relever dans une démarche inclusive, partenariale et consensuelle fondée sur la concertation, la responsabilité et une grande mobilisation…» n