Le parti de Jil Jadid tiendra ce samedi son deuxième congrès ordinaire à considérer comme un «rendez-vous extrêmement important», au cours duquel sera procédé à une sorte de bilan des 5 dernières années ainsi que la mise en perspective de la stratégie politique du parti pour les cinq années à venir.

PAR NAZIM BRAHIMI
Après avoir tenu, le 25 février 2017, son premier congrès ordinaire et adopté son projet de société, Jil Jadid tiendra donc ce 25 juin son deuxième congrès, qui reconduira, selon toute vraisemblance, Soufiane Djilali à la tête du parti. «Cela fait six mois que nous travaillons sur des documents organiques qui seront validés à l’occasion de ce congrès», nous a affirmé, Habib Brahmia, secrétaire exécutif à la communication, qui a indiqué que la séance de la matinée marquera l’ouverture des travaux du congrès et des interventions des invités du parti alors que celle de l’après-midi sera dédiée à l’élection du président du parti. Mais plus que les considérations organiques, le parti qui s’est frayé une place dans les paysages politique et médiatique nationaux en dépit des résultats électoraux en dessous de ses ambitions, tentera, à l’occasion de ses assises, d’accompagner la résolution politique qui sera validée à cette occasion, par les moyens adaptés de nature à lui permettre de hisser le niveau de sa présence sur le champ politique. D’autant plus que le parti tend à privilégier la logique du dialogue et du compromis. «C’est lorsqu’il y a des crises, des crispations ou des malentendus qu’il faut dialoguer. L’opposition radicale a fait une lourde erreur stratégique lorsqu’elle avait systématiquement refusé tout dialogue et s’était campée dans un refus stérile et un ‘’blabla’’ virtuel», avait soutenu Soufiane Djillali après avoir été reçu, au mois de mai dernier, par le président de la République.
«Aujourd’hui, il y a peut-être de nouveau une opportunité. L’État algérien doit se préparer à des évolutions. Avant d’être dans les institutions, la démocratie, le besoin de liberté et de justice sont déjà dans les têtes», a-t-il dit dans le même contexte. Il a estimé, par la même occasion, que l’Algérie «ira irrésistiblement vers une nouvelle forme de gouvernance. Il faut accompagner ce mouvement et agir en conséquence. Les premiers responsables de l’État en sont conscients. À ceux qui portent le projet du changement d’apporter des gages qu’il ne s’agit pas de mener le pays vers le désordre». En matière de propositions, il a relevé qu’il faut d’abord créer «les conditions d’un retour de confiance», condition à laquelle un «dialogue sérieux et fertile peut grandement y contribuer». Par la suite, il faut ouvrir «significativement les médias et faire participer au débat national l’ensemble de la société politique (partis, syndicats …)», ajoutant qu’il faut garder en tête que «malgré tout, le processus demandera du temps, bien qu’il y ait urgence à le mettre en œuvre, sans confondre vitesse et précipitation». Pour le président de Jil Jadid, «patience et détermination devront être les maîtres mots dans cette phase. Ensuite, une dynamique peut s’enclencher dans les domaines politiques, institutionnels et surtout économiques. Si le gouvernement réussit à mettre en œuvre une politique de développement fiable et efficace, alors beaucoup de nos soucis commenceront à se résorber». A rappeler, qu’en perspective de ce congrès, le Conseil politique du parti, réuni le 06 mai dernier a adopté les avant-projets d’amendements des statuts ainsi que le texte définissant la stratégie du parti, présentés par la Commission Préparatoire du 2ème Congrès.
Cette dernière avait été installée lors du Conseil national du 25 décembre
2021 et avait mené de larges consultations avec l’ensemble des militants
à travers le pays, selon un communiqué du parti qui a noté que ces documents ont été présentés pour débat et adoption lors du Conseil national du 14 mai
en vue de leur approbation par les congressistes. <