Tizi Ouzou : cortèges moins fournis, détermination intacte !

Cortèges moins fournis que durant les marches d’avant l’été mais la motivation  était palpable chez les manifestants qui étaient plusieurs milliers à venir battre le pavé pour  un 26e vendredi consécutif. Sous un soleil de plomb, ils sont venus réaffirmer leur  détermination  à perpétuer la dynamique de la lutte jusqu’à l’accomplissement des objectifs du mouvement du 22 février. « Analhu, analhu, alama yaghli udabu (nous marcherons, jusqu’au départ du système) ! », « Manach habsin !», scandent les marcheurs en arabe et en kabyle. « Samidoun, samidoun, houkm ala3askar rafidhoun (nous restons déterminés, le pouvoir des militaires nous le refusons) ! », crient d’autres. Restant sourds aux  tractations politiques en cours  menées par le panel dirigé par  Karim Younès, l’écrasante majorité des marcheurs a repris le slogan déjà entendu clamant le rejet du dialogue et les élections. « La hiwar, la chiwar, transition obligatoire ! », ont chanté les marcheurs qui étaient nombreux à défendre la cause des prisonniers politiques. Arborant leurs portraits, y compris celui de la  la passionaria du PT,  Louisa Hanoune, ils demandent instamment leur  libération.   La désobéissance civile trouve de plus en plus d’adeptes parmi les  manifestants qui promettent la radicalisation du mouvement : « Hana wakt attas3id (il est venu le temps de la radicalisation) : la désobéissance civile ! ». 

Houssem A.M.

EL TARF :  ni dialogue ni élection

Pour ce 26e vendredi de révolution pacifique, le Hirak à El Tarf, comme ailleurs, n’a pas baissé les bras et ne compte pas les baisser jusqu’à ce que toutes les revendications du 22 février soient concrétisées sur le terrain. Les quelques manifestants ayant sacrifié leur journée ont renouvelé leurs slogans hostiles au pouvoir en place et ont rejeté une fois de plus toute forme de dialogue ainsi que l’élection présidentielle  sous la coupe de Bensalah et Bedoui.  On pouvait lire « Nous n’avons pas peur des élections mais nous redoutons les organisateurs » visant «  Bensalah et Bédoui » « Libérez le pays », « Jibouhoum lilmouhassaba », « Panel dégage », « l’Algérie est une République pas une caserne » etc. Les manifestants ont lancé un appel pressant à Bensalah pour décider la libération des détenus d’opinion surtout le moudjahid Bouregaa et les jeunes qui ont été interpellés et emprisonnés pour avoir brandi le drapeau amazigh qui appartient à toutes les régions du pays. Lors de ce 26e acte de mobilisation, la marche pacifique a été amorcée comme les semaines précédentes à partir de la mosquée du chef lieu de wilaya. Les Hirakistes ont brandi les mêmes slogans insistant sur l’élimination de tous les partis de l’allégeance. Ces partis sont considérés par tous comme la source du malheur du pays et ont contribué par leur soutien aux brigands de vider les caisses et de piller les ressources du pays. Les manifestants n’ont pas ménagé  Gaïd Salah, Bensalah, Bédoui, le FLN, le RND, le MPA et TAJ, les traitant de tous les mots. Après avoir arpenté l’artère qui mène vers la place du 5-Juillet,   place de l’Indépendance située à proximité du chef-lieu de wilaya, les marcheurs décidés ont organisé un débat où ils ont longuement parlé de la situation du pays. Puis, ils se sont dispersés sous les yeux des policiers.

Menrad Bahmed

Oum El Bouaghi : volonté farouche pour le changement toujours de mise

Certes le mois d’août,  au demeurant une période favorable pour une virée de  quelques jours  à la grande bleue, et la chaleur ont fait que le nombre de manifestants a diminué mais la volonté farouche pour le changement est de mise  pour ce vendredi 26 du mouvement populaire.

« Djoumhouria, mahich malakia », « Doula madania, machi askaria », « makanch hiouar maa el issabat », « système dégage » sont entre autres les slogans entonnés  par les manifestants ce vendredi.

Ces derniers se sont rassemblés  à l’esplanade Yenayer  avant d’emprunter l’itinéraire habituel via la station de voyageurs, la wilaya, la rue du 1er-Novembre pour rallier  enfin l’esplanade   Zabana pour le dernier rassemblement avant que les manifestants de se disperser dans le calme.

 Aïn Beïda, l’autre grand centre urbain de la wilaya, ne manque pas au rendez-vous comme à l’accoutumée pour dire non au système, non à la issaba, oui pour une Algérie démocratique, à un Etat de droit, à  la liberté de la presse, à l’indépendance de la justice.

Kader  M.