Les pharmaciens du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) craignent que l’article 226 ne soit voté par les parlementaires. La cause en est la disposition contenue dans le texte portant loi sanitaire qui prévoit la création d’entreprises de pharmacie pouvant faire des opérations de ventes et d’achats.

Dans l’ancienne loi, il est question de pharmaciens détenteurs de l’activité, une orientation dont la remise en cause, affirme le syndicat des pharmaciens d’officine, mettra en danger la profession. Pourquoi est-on arrivé à cette situation où le syndicat menace de recourir à la grève ? Selon des parlementaires rencontrés hier dans les couloirs de l’APN, le Snapo n’était pas présent à la réunion de travail organisée par la commission Santé à l’Assemblée populaire nationale et n’a pas pu faire valoir son point de vue sur cette question.  La faute aux absents ?  Un autre parlementaire a avancé que la présence du syndicat à cette réunion aurait pu éviter certains malentendus mais il n’est pas exclu de voir cet article 226 du projet de nouvelle loi soumis à un amendement. Le député indique que le Snapo a envoyé une correspondance au  ministère  de la Santé appelant, bien avant le début du débat parlementaire, à bien regarder cette disposition et éviter qu’elle n’ouvre la voie à des dérives dans la pratique de l’activité de pharmacien.