Des centaines d’enseignants et de travailleurs ATS de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa ont battu le pavé, à Béjaïa, en dépit de la chaleur suffocante qui sévit ces derniers jours dans la région.

La mobilisation habituelle n’a pas été au rendez-vous lors de cette 21e marche hebdomadaire de la communauté universitaire de Béjaïa, qui inscrit son action de rue dans le cadre du mouvement populaire pacifique né le 22 février 2019.

Le déclin de la mobilisation constaté ce mardi, est dû, expliquent les organisateurs de la manifestation, à l’absence des étudiants dans les campus en cette période de vacances estivales.

Les manifestants, drapés de l’emblème national et du drapeau amazigh, ont parcouru, sous un soleil de plomb, le même itinéraire qui s’étale du campus de Targa Ouzemour jusqu’à la cité Tobbal, où un rassemblement a été observé devant le Palais de justice.

Tout au long de leur parcours, long de trois kilomètres, les marcheurs ont scandé à tue-tête des slogans en faveur de « la mise en place d’une transition démocratique », « changement de système politique » et « l’instauration d’une véritable République démocratique et sociale ».

En outre, ils réclament « la libération de l’ensemble des détenus d’opinion », dont Lakhdar Bouregaâ, ancien commandant de la Wilaya IV historique, et Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), ainsi que les manifestants incarcérés pour avoir brandi l’emblème amazigh.

« Djazaïr Horra Démocratia » (Algérie libre et démocratique), « Mazalagh d-imazighen » (Nous sommes toujours des Amazigh), « Dawla madania, machi askaria » (Pour un Etat civil et non militaire), « Pour une justice libre et indépendante », « Pouvoir assassin », « La hiwar, la chiwar, Errahil obligatoire » (pas de dialogue le départ du système est obligatoire),  « Système dégage »… autant de slogans mis en avant par les manifestants qui semblent déterminés à poursuivre leur combat pacifique aux côtés du peuple algérien jusqu’à l’avènement de la nouvelle République qui consacrera un véritable Etat de droit.

Après avoir sillonné les artères principales de la cité des Hammadites, la foule se dispersera dans le calme vers 13H30.