Par YAZID MILOUDI

Les cours du pétrole dépassent 85 dollars et les salaires augmenteront dès janvier prochain ! Deux nouvelles qui, normalement, devraient rassurer les ménages sur l’avenir, mais, la réalité est tout autre ; 2022 sera une année difficile. Les espoirs suscités par les « bonnes nouvelles » des marchés pétroliers, en plus de celles concernant l’IRG et du point indiciaire, ne devront pas tarder à être revus à la baisse. Ce qui va être gagné va être (sauf surprise) bien moindre par rapport à ce qui va être déboursé par les ménages. Les raisons sont multiples.
Il y a, d’abord, les réajustements qui vont toucher les subventions. Le Projet de loi de finances 2022 a annoncé la couleur et beaucoup de changements sont attendus. La levée des subventions prévue va entraîner la libération des prix de produits, dont l’importance est primordiale dans le quotidien des Algériens. Il suffit juste d’imaginer l’impact sur les ménages de trouver plus cher, et en même temps, le lait, le sucre, l’huile, le pain et, probablement, les carburants ! Que dire alors sur le stress qu’engendre l’attente des factures « salées » de l’eau et de l’électricité !
A la levée des subventions, il faut ajouter deux autres paramètres. Le premier est celui de la dévaluation du dinar. De ce côté, il n’est point prévu, par le gouvernement, de faire marche arrière. Pour 2021, tel mentionné dans le Projet de loi de finances, il est projeté un taux de 142 dinars pour 1 dollar. L’année prochaine il est question de 149,71 dinars, et 156 dinars pour 2023. Sur quatre ans (depuis 2020), la dévaluation prévue de la monnaie nationale sera de 25%. L’objectif de cette décision n’est pas un secret. Il s’agit tout simplement de réduire l’énorme déficit budgétaire. Toutefois, le premier qui aura à ressentir les effets c’est, bien évidemment, le citoyen.
L’autre paramètre à ajouter à la levée des subventions et à la dévaluation du dinar, est l’augmentation des prix des produits à l’importation. Une réalité face à laquelle le gouvernement devait trouver une « parade ». Les raisons essentielles étant l’augmentation des cours des produits de base sur les marchés internationaux et la hausse des coûts du fret.
Cette situation va donc impacter
en premier lieu le pouvoir d’achat
des Algériens qui, déjà, et depuis plusieurs mois, est en mode « dégringolade » continue.
2022 ne sera pas facile à vivre.