Dans un communiqué rendu public ce mardi, et dont « Reporters » a obtenu une copie, le Collectif du quotidien « LeTemps d’Algérie » monte au créneau pour dénoncer la situation du journal « absent des kiosques depuis 4 jours, en raison de la suspension arbitraire de son Rédacteur en chef, Saïd Mekla, et deux de ses journalistes, Fella Hamici et Aïssa Moussi« . Les signataires du texte conditionnent « la reprise du travail » par « la levée de suspension sans condition de tous nos collègues du Groupe« . Le Collectif reproche à la direction du journal d’avoir abandonné « la rédaction à son triste sort » et lance un appel à « qui de droit » pour « intervenir le plus tôt possible pour trouver une solution à cette crise qui risque d’emporter dans son sillage tout le Groupe et ses centaines d’employés déjà fortement pénalisés par la non régularisation de quatre mois de salaire« .

Cette montée au créneau des journalistes du « Le Temps d’Algérie » survient deux jours après le sit-in organisé devant la maison de la presse pour  » la gestion du directeur général et les pressions contre les journalistes » du quotidien (lire l’article de « Reporters en cliquant ICI et également voir la vidéo de « Reporters » en cliquant ). 

Texte intégral du communiqué

« Déclaration du collectif du Temps d’Algérie

Nous, collectif du quotidien Le Temps d’Algérie, pilier et pionnier du Groupe Media Temps Nouveaux, dénonçons la situation de blocage dans laquelle se trouve notre journal depuis le 19 novembre écoulé. Le Temps d’Algérie est absent des kiosques depuis quatre jours, en raison de la suspension arbitraire de son Rédacteur en chef, Saïd Mekla, et deux de ses journalistes, Fella Hamici et Aïssa Moussi. Depuis, la Direction ne s’est guère manifestée abandonnant la rédaction à son triste sort. Devant cette situation intenable et préjudiciable au Groupe, nous exigeons la levée de suspension sans condition de tous nos collègues du Groupe pour la reprise du travail. Par ailleurs, nous appelons qui de droit à intervenir le plus tôt possible pour trouver une solution à cette crise qui risque d’emporter dans son sillage tout le Groupe et ses centaines d’employés déjà fortement pénalisés par la non régularisation de quatre mois de salaire. »

Les noms des signataires, membres du Collectif du « Le Temps d’Algérie » :

Mohand Amer Abdelkader (membre fondateur)

Mounir Ouassel (membre fondateur)

Bouazza Larbi (membre fondateur)

Bari Stambouli (membre fondateur)

Dadou Hamid

Ikhlef Mokrane

Mesbah Hafid

Sara Boualem

Arfa Abdelhak

Zenati Ahmed »