C’est la dernière semaine de campagne électorale pour les candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre. Plus que sept jours aux postulants pour convaincre du bienfondé de leur candidature. Et c’est dans cette optique qu’hier, au quinzième jour de campagne, les candidats se sont montrés plus virulents que d’ordinaire en multipliant les promesses électorales.

C’est du moins sur quoi s’est essentiellement fondé Abdelmadjid Tebboune pour s’adjuger l’adhésion des citoyens. Dans la wilaya de Ouargla, où il a animé un meeting, Tebboune s’est engagé à démarginaliser les régions du Sud et à revoir la pension accordée aux personnes aux besoins spécifiques à même de garantir une vie digne à cette catégorie de la société. « Je m’engage, en cas de victoire, à démarginaliser les régions du Sud et ce à travers la mise en œuvre d’un programme de développement très ambitieux dans tous les secteurs », a-t-il lancé, avant de promettre, en outre, d’accorder « des postes de responsabilités aux cadres originaires du Sud ». Dans ce cadre, il n’a pas manqué de s’engager à « mettre fin aux recrutements par voie de sous-traitance et les remplacer par le recrutement direct, à même de préserver les intérêts du citoyen ». Dans le même temps, le candidat s’est dit disposé à « revoir la pension des personnes handicapées » afin de garantir une vie digne à cette catégorie de la société algérienne ». Ali Benflis, qui est allé convaincre les citoyens de Mila, leur a promis une valorisation « des ressources naturelles du pays et l’exploitation optimale des ressources humaines dans le cadre d’un nouveau projet économique ». Défendant son programme, Benflis a présenté dans le menu détail ses promesses électorales. C’est ainsi qu’il évoquera le volet économique fondé sur « la valorisation des ressources naturelles du pays et l’exploitation optimale des ressources humaines ». Le candidat propose « la libération de l’initiative économique, l’innovation, la lutte contre la bureaucratie et la dépolitisation de l’acte économique », expliquant que les opérations économiques se feront dans le cadre « d’une économie de marché sociale qui tienne compte des catégories vulnérables à travers la distribution équitable des richesses nationales ».
L’encouragement de l’entrepreneuriat et les micro entreprises à travers des incubateurs qui accompagnent les jeunes dans leurs projets économiques, fait également partie de l’axe du programme économique du candidat, qui ne manque pas de s’engager à développer les secteurs agricole, industriel, touristique notamment. Le candidat, visiblement remis des contestations qui ont émaillé ses précédents meetings, s’est dit porteur « d’un projet d’espoir au peuple algérien qui mettra fin aux crises, répondra aux aspirations populaires et promouvra l’image de l’Algérie ». « Aller à la présidentielle est la seule issue pour sortir de la crise », a-t-il lancé sous les applaudissements de l’assistance.
Abdelkader Bengrina, quant à lui, s’est rendu à Biskra pour prêcher le bienfondé de son programme. « Je promets la levée de toutes les contraintes bureaucratiques et l’encouragement des jeunes à la mise en valeur des terres en vue d’augmenter la production nationale de dattes, de fruits et légumes et partant, réduire la dépendance à l’importation. » Critiquant l’octroi de licences d’importation pour des produits de base, dont les fruits et légumes, alors que les agriculteurs désirant mettre en valeur les terres et investir rencontrent des difficultés, le candidat a fait observer que « cette politique ne sert aucunement l’intérêt du pays mais favorise plutôt la dépendance à l’étranger ». De son avis « dans de tels cas, l’Algérie ne sera pas capable en cas de crise de pourvoir à ses besoins en vivres, d’où l’impératif d’encourager et de renforcer la production nationale ». Il a dénoncé l’octroi des terres agricoles « à des indus bénéficiaires ».
Le véritable fellah, selon Bélaïd, «souffre énormément des contraintes bureaucratiques qui l’empêche de faire comme il se doit son métier». Et au candidat de promettre de mettre fin à cette situation délétère dont souffrent « des agriculteurs modestes et désireux de cultiver leurs terres ».
Azzedine Mihoubi s’est rendu quant à lui à Tiaret où il a focalisé l’essentiel de ses promesses sur l’emploi et la lutte contre le chômage : « Je promets d’aider les porteurs de projets ainsi que ceux qui ont à cœur à travailler dans le cadre de l’Ansej et de l’Angem ». En outre Mihoubi a appelé à une participation massive lors de l’élection, une condition sine qua none pour « consacrer la volonté populaire ».