Un match de foot se joue sur 90 minutes. Voire plus si prolongations. Le temps pour faire le break, prendre le large ou signer une égalisation. Pour l’équipe nationale, il y a un fait qu’il faut souligner : invincibles lors des 17 dernières rencontres, avec 13 victoires et 4 nuls de compilés, les «Verts » n’ont jamais été menés. Ils ont toujours eu -au moins- une longueur d’avance par rapport à la concurrence.

Une équipe entreprenante qui prend le jeu à son compte. Quelle que soit la donne. Certes, lundi, à l’occasion de l’étriqué mais précieux succès contre le Botswana (0/1), les « Fennecs » n’ont pas montré une maîtrise dans la construction du jeu sur un terrain qui favorisait la déstructuration footballistique plus qu’autre chose. Mais ils ont, tout de même, pu revenir en Algérie avec la totalité des points en dépit de défavorables circonstances.
Pour y arriver, les coéquipiers de Youcef Belaïli, unique buteur de la partie, ont commencé par mener. Comme à leur habitude depuis cette large victoire (1/4), enregistrée le 18 novembre 2018, contre le Togo à Lomé. C’est de là qu’a débuté la belle épopée. Depuis cette rencontre, les « Guerriers du Sahara » n’ont jamais été menés au score. La dernière fois qu’une équipe avait pris les devants face à eux, c’était le Bénin au 16 octobre 2018. Un duel à l’issue duquel la troupe à Belmadi avait fini par s’incliner. D’ailleurs, sous la coupe du successeur de Rabah Madjer, c’était le seul revers enregistré.

Irrenversable
Pour la suite, c’est, tout le temps que les Champions d’Afrique qui ont décanté la situation en premiers. Sans jamais être renversés. Que ce soit en amical, dans les éliminatoires ou lors de la CAN-2019, qu’ils ont remportée, les Algériens ont, à tous les coups, mené la danse sans permettre à l’adversaire de leur marcher dessus ou mettre un pas en avant. Au mieux, leurs homologues ont égalisé. Au pire, ils se sont fait « breaker » ou étriller. L’abnégation et la solidarité auront toujours été conséquentes et dense pour balayer la moindre inadvertance. Après l’attaque, qui a planté 28 buts en 2019, venait le rôle de la défense qui a fait preuve d’impressionnantes robustesse et constance. Belmadi a su trouver la bonne composante qui a toujours su gérer les pentes. Qu’elles soient ascendantes ou descendantes. L’équilibre est là. Il fait du bien et assure de bons résultats. Ainsi, il ne sera pas facile d’intégrer le « Club Algérie » sans un bagage technico-tactique et présenter de réelles garanties. «Je le répète depuis un moment. Les places en sélection sont chères. Cela veut dire que l’équipe nationale est en bonne santé. Si c’était facile de changer les joueurs régulièrement, cela veut dire qu’on n’a pas encore trouvé une équipe qui se dégage. Les joueurs savent bien que les places sont chères et cela même sur le banc des remplaçants. Faire partie des 23 meilleurs joueurs algériens, ce n’est pas donné à tout le monde », a relevé le premier responsable de la barre technique Dz.
Un atout à faire valoir
Désormais, il y aura la halte pour les matchs internationaux qui durera jusqu’au mois de mars. A cette date FIFA débutera la route vers la coupe du Monde 2022 au Qatar et les tant attendues éliminatoires. Le tirage pour cette campagne est prévu le 15 janvier à Doha. Avec son nouveau statut de roi d’Afrique, notre « onze national » sera très attendu. Et par les équipes en face et par ses propres supporters qui « guettent » ce défi avec impatience. C’est le cas aussi pour Belmadi qui se montre, encore une fois, très ambitieux et pas effrayé par le challenge. Comme c’était le cas avant la messe continentale qu’il a survolée. «Je n’ai pas d’appréhension particulière avant ce tirage au sort. On prendra les adversaires qui viendront sur notre route. Après, j’espère qu’on n’aura pas à faire de longs voyages. Je trouve bizarre que les trois adversaires de notre poule des éliminatoires de la CAN 2021 soient de la même région. Obligés de faire à chaque fois de très longs voyages », indiquera-t-il. En tout cas, pour l’instant, lui et ses protégés sillonnent admirablement le continent avec une mentalité de conquérant. C’est déjà ça. n