Dans le cadre de la promotion des artistes algériens à l’étranger, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) participera à la 6e édition de Visa for Music « salon international des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient » qui débute, aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 23 novembre prochain à Rabat, à travers un stand au Palais Tazi, annonce un communiqué parvenu à la Rédaction.
Deux artistes algériens seront présents cette année en showcase, à savoir la chanteuse Samira Brahmia et le chanteur Djam. Les objectifs de cette participation est «de développer des opportunités de promotion et de diffusion de la musique algérienne (échanges culturels, résidences musicales, programmation au niveau de festivals internationaux) et promouvoir la musique algérienne et sa scène musicale actuelle», précise le même communiqué.
Destiné aux artistes et aux professionnels, Visa for Music donne la part belle à la musique de la scène émergente et participe à sa visibilité dans le monde. Des « showcases » de musiciens du monde au Palais Tazi, la Renaissance et Théâtre Mohamed V devant un parterre de professionnels, composés de directeurs de festivals, de labels et producteurs, venus faire leur marché au rendez-vous devenu incontournable, initié par Brahim El Mazned. Sur le site officiel de Visa for Music, il est souligné que le premier salon professionnel et festival des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient, Visa for Music est né en 2014 d’un paradoxe. D’un côté, le manque de visibilité des artistes d’Afrique et du Moyen-Orient à l’international, de l’autre, la présence d’un dynamisme artistique et d’une création musicale extrêmement riche. Afin de parer à ce déséquilibre, Visa for Music s’est donné pour mission première de mettre en valeur la création artistique d’Afrique et du Moyen-Orient, principalement dans les musiques du monde et musiques actuelles.
Dans un format court, showcase de 40 minutes, destiné avant tout aux professionnels, les artistes peuvent donner à voir ce qu’ils font mieux et de plus représentatif de leur créations, dans des conditions live en public. Ces artistes ont été minutieusement sélectionnés par un jury composé de cinq personnalités de la culture et du monde de la musique, l’artiste et acteur culturel Amine Hamma (Maroc), le poète et programmateur de festivals Herman Kabubi (Ouganda), les actrices culturelles Rania Elias (Palestine) et Nathalie Mefe (Cameroun) et le musicien et Directeur artistique Imed Alibi (Tunisie). C’est dans cet esprit de promotion de la musique algérienne, que Samira Brahmia, lors de son showcase à Visa for Music, le 21 novembre a présenté son nouveau single «Mama», premier extrait de son nouvel album «Awa». Avec «Mama», l’auteure compositrice, interprète et guitariste rend hommage aux mères, en général, aux mères de l’immigration en particulier. «Je parle de ces mères qui ont fait beaucoup de sacrifices, qui n’ont pas choisi l’exil, qui l’ont subi, qui ont donné des nouvelles générations à la France et ailleurs», confie Samira Brahmia sur le site officiel du Visa for Music. Ajoutant : «Je voulais casser les clichés. Nos anciennes sont beaucoup plus évoluées dans leur tête par rapport au savoir, aux connaissances, à la différence, que nous. C’est un hommage à toutes les mères, des mères africaines du Nord au Sud » sur une chanson écrite par Magyd Cherfi. Ambassadrice des droits d’auteur en Afrique auprès de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac) et de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins en Algérie (ONDA). <