L’institut français (IF) d’Alger organise, aujourd’hui dès 15 heures, la représentation de la pièce théâtrale «Rose au Bois dormant», de la Compagnie « La belle affaire» avec Cindy Rodrigues, Nicolas Fantoli et Juliette Ordonneau.
Adapté du conte des frères Grimm « La Belle au Bois dormant », cette pièce destinée au jeune public mais aussi aux grands propose une «version moderne de la célèbre histoire des frères Grimm qui bouscule les codes du conte de fée avec humour et poésie», soulignent les organisateurs. Durant près d’une heure, le public est convié à suivre l’histoire de la princesse Rose, victime dès son baptême du mauvais sort de la fée Népenthes : « A l’aube de ses seize ans, elle se piquera le doigt à un fuseau et mourra. »
Tout le monde connaît cette histoire, mais l’adaptation de Cindy Rodrigues est pleine d’originalité. Ainsi, les personnages se trouvent dotés d’un caractère insolite. Le public est donc invité à prendre du recul par rapport aux stéréotypes du conte et ce, dès le début du spectacle, quand la fée Mimosa s’interroge sur l’obligation de commencer son récit par «Il était une fois… ». De plus, les trois comédiens recourent à différentes formes d’expression. Acteurs, ils sont aussi marionnettistes ou mimes. En tournée depuis près de deux années, la pièce a récolté de bonnes critiques médiatiques dans les médias français où il est notamment souligné que c’est «un récit bien mené, interprété par trois comédiens qui savent varier jeu vif et comique, mouvements et moments plus poétiques.»
Toutefois, la dimension féerique est omniprésente. Pour rester fidèle à la tradition du conte, le spectacle est introduit par une narratrice, incarnée par la fée Mimosa, marraine fantasque de la princesse Rose.
Le prince Christian, quant à lui, n’a pas l’étoffe héroïque du «Prince Charmant ». Adolescent timide et maladroit, son courage est mis à l’épreuve pour sauver Rose. Népenthes, mauvaise fée du conte, apparaît comme une vieille femme qui agit par jalousie et vexation.
La mise en scène, inspirée de la symbolique du conte, laisse une grande place à l’imaginaire. Les décors et les costumes évoquent sobrement l’époque romantique. Chaque tableau offre une atmosphère différente, grâce aux lumières et ambiances sonores. <