Comme nous l’avions déjà évoqué dans ces colonnes, le chassé-croisé entre le CR Belouizdad et le MC Alger semble déjà amorcé. Même si 10 rounds du championnat seulement on été joués. Les deux formations de la capitale ne se lâchent pas d’une semelle et caracolent en tête de la hiérarchie footballistique algérienne. Aux commandes de la Ligue 1 samedi, les Belouizdadis, vainqueurs de l’ASO Chlef (1/0), ont été rejoints par les Mouloudia, tombeur du CA Bordj Bou Arréridj sur le même score le lendemain. Les deux ennemis jurés semblent inséparables.

Laminés, le 13 novembre dernier, par la JS Kabylie (0/3) en mise à jour du calendrier, les Mouloudéens étaient dans l’obligation de réagir au moment d’accueillir les Bordjiens. Et c’est chose faite avec ce succès étriqué mais précieux face aux « Criquets Jaunes ». Une réalisation signée Walid Derrardja venue offrir les 3 unités et éviter aux siens de douter.
Ainsi, les « Vert et Rouge » compilent 23 points. Le même total que les Belcourtois. Au « goal-average », c’est le « Doyen » qui a l’avantage (+10 contre +8). Numériquement, les camarades de Chamseddine Harrag sont en avance. Mais psychologiquement, les soucis financiers risquent de les affecter à la longue.
D’ailleurs, leur entraîneur Bernard Casoni a mis l’accent sur ce volet : « il y a des joueurs qui ont quatre mois de retard et nous cinq mois. Comme les joueurs, j’ai emprunté de l’argent, j’ai demandé des prêts. Quand on est confronté à ce type de soucis, on ne pense plus au football. Il est évident que dans le cas où cette situation perdure, je préfère arrêter avec mon staff. Je ne vais pas faire grève, mais on trouvera la solution pour arrêter notre collaboration », a indiqué le technicien français.

Le « Big Derby » attendu
L’ex-coach du FC Lorient estime que « psychologiquement ça pèse. On n’est pas des machines, il faut nourrir sa famille.
Ça gamberge lorsqu’on n’est pas payé depuis quelque temps. Pour que tout aille bien, il faut que tout le monde marche dans le même sens en respectant la ligne directrice. Mais avant que la corde casse, il faut prendre des décisions. J’ai posé le problème d’argent à la direction depuis trois semaines.
Ils savent ce qui va se passer après le match contre Bordj.» L’empoignade contre le « Ahly» est finie et s’est bien déroulée. Reste à savoir ce qui va se passer et comment le staff et les camarades de Bendebka vont protester ?
La direction se doit de désamorcer cette bombe qui pourrait affecter le rendement, stopper les bonnes performances et les plomber. D’autant plus qu’en parallèle, les « gars de Laâquiba » ne semblent pas flancher.
Ils sont dans le prolongement de l’excellente deuxième partie de la compétition réalisée lors de la saison écoulée. Mentalement, les «Chababistes» sont très forts. Ils ont même pu dompter les «Lions du Chéliff» en étant en infériorité numérique grâce à l’unique et superbe but signé Amir Saâyoud. Ce qui est sûr, c’est que l’explication tant attendue entre les deux co-leaders, programmée pour la 12e journée, sera très explosive et permettra, peut-être, à l’un des deux teams de se détacher au sommet. n