La Faculté des lettres et des langues et le Département des lettres et de la langue française, de l’université 8-Mai-1945 de Guelma, lancent un appel à participation destiné aux chercheurs universitaires, à l’occasion d’un colloque international dont le thème est « Littérature(s) et Représentation(s) » prévu les 17 et 18 décembre prochain, à Guelma, a-t-on appris par un communiqué reçu par notre Rédaction.
A ce propos, plusieurs axes sont envisagés en plénières. Une liste indicative et ouverte de certains axes proposés, où autant de chercheurs peuvent se retrouver.
Il s’agit, selon la même source de
« La représentation dans la littérature et les arts », « les représentations philosophiques dans la littérature », « les représentations individuelles et/ou collectives dans le discours social », ou encore « les représentations et imagination ».
La clôture des inscriptions et envois du texte intégral de la communication, est fixée à la date du 1er décembre prochain. Les intéressés peuvent se renseigner
à l’adresse suivante colloquefrancais2019@univ-guelma.dz et/ou aitkaci.omar@gmail.com.
Les organisateurs du colloque soulignent, également, que les frais d’inscriptions sont de 5 000 dinars pour les enseignants chercheurs et de 2 000 dinars pour les doctorants. «Ces frais ne couvrent que les droits de participation ou d’intervention, ainsi que les documents, programme, affiches et prospectus. Quant à l’hébergement et la restauration, ils seront totalement pris en charge par le comité d’organisation », affirme le communiqué. Le comité d’organisation précise que la notification aux auteurs de l’acceptation des communications, se fera avant le
5 décembre et la transmission du programme définitif aux participants est prévue le 13 décembre prochain.
Ce colloque, présidé par l’universitaire Aït Kaci Amer, portera notamment sur « la poétique d’Aristote, la question de la Mimésis reste entière et l’une des questions les plus aporétiques dans le domaine des études littéraires. Qu’elle soit naturelle ou plutôt dangereuse chez Platon, c’est de la représentation (Représentation est la traduction depuis longtemps admise de la « Mimésis » dans le champ français) part toujours toutes les oppositions entre les théories littéraires et leurs conceptions d’une littérature mimétique ou non mimétique ». Selon les organisateurs «l’œuvre d’Auerbach porte comme titre et sans déguisement le nom de Mimésis, malgré les tentatives d’un Genette de la traduire par les deux notions de fiction ou de feintise, derniers rejetons de l’effort de conceptualisation occidentale ».
Le communiqué affirme ainsi que « le débat a été depuis toujours entre une littérature du dehors et une littérature du dedans, les marxistes, derniers en date de la théorie du reflet et de leur préalable idéologique-dénoncé par Sartre dans « Questions de Méthode », des formalistes russes ou de leurs homologues français structuralistes de surcroît, ayant cédé à la tentation du démon de la forme qui fascine, selon un Derrida clairvoyant. Ce dernier qui, en 1967 a déjà mis en garde dans les préambules de « l’Ecriture et la Différence », contre les restrictions graves du structuralisme à vouloir penser le sens dans la forme ».
Ainsi, les organisateurs estiment que « c’est en déplaçant la question et en cherchant à l’examiner à la lumière de cette faculté maîtresse, qui est l’imagination et qui fait notre humanité, que nous serions en mesure de réexaminer la notion et de réconcilier le dedans au dehors, d’une littérature aussi intimiste qu’engagée ».