Pour le nouveau directeur général de la Radio algérienne, Djamel Senhadri, le scrutin présidentiel du 12 décembre est l’opportunité qui permettra de lutter davantage contre la corruption, de répondre aux revendications soulevées actuellement dans différents secteurs et pour poursuivre le processus des réformes. Lors d’une conférence sur «la responsabilité des citoyens envers la société», qui s’est tenue jeudi dernier au Centre culturel Aïssa-Messaoudi, à l’initiative de Radio Coran, Djamel Senhadri s’est engagé, au nom des 55 chaînes de la Radio algérienne, à œuvrer pour un travail de qualité et responsable de toutes les activités en rapport avec la campagne électorale et l’élection présidentielle. «Tous les moyens seront mobilisés pour atteindre ce but. Les 55 chaînes de la Radio algériennes, nationales, régionales et thématiques, couvriront, au niveau national toutes les activités des candidats ou de leurs représentants et ceux de l’Autorité nationale indépendante des élections», a-t-il affirmé dans son allocution, lue par le directeur de la Radio Coran. Il a assuré également que les candidats auront à s’exprimer, équitablement et quotidiennement, sur les ondes des différentes chaînes et que des débats objectifs seront engagés autour des programmes des candidats et autour de la situation politique actuelle et de ses perspectives. Le directeur général de la Radio algérienne n’a pas évoqué, toutefois, dans son discours, la suppression de certaines émissions de la Chaîne III notamment, ayant fait référence au Hirak populaire. Il n’a pas non plus fait référence aux sit-in des journalistes radiophoniques, exigeant leurs droits d’exercer leur métier en toute objectivité et professionnalisme, loin de toute forme de censure. A propos de cette conférence qui, selon le directeur général de Radio Coran, est en rapport avec la conjoncture politique actuelle, M. Senhadri a estimé que la société, avec toutes ses institutions, doit assumer également sa responsabilité envers les citoyens comme ces derniers ont le devoir d’assumer leur responsabilité envers elle. «L’unité nationale est une responsabilité et de la société et des citoyens. La conférence d’aujourd’hui est pour montrer la voie à entreprendre pour préserver cette unité et la stabilité du pays contre tout danger», a-t-il conclu.