L’équipe nationale, détentrice de la Coupe d’Afrique des nations 2019, entame, ce soir (20h00) au stade Mustapha Tchaker, la campagne de qualification pour la prochaine édition. Les « Fennecs » seront opposés à la Zambie. Le mot d’ordre n’est autre que la victoire pour bien lancer ces éliminatoires.

Djamel Belmadi, sélectionneur national, ne pouvait être plus clair en conférence de presse mardi lorsqu’il a évoqué cette première sortie : « L’objectif c’est de bien démarrer à domicile. On se doit de prendre les trois points. Ces qualifications, on les prendra match après match. Après la Zambie, on pensera au déplacement au Botswana », a-t-il exigé.
Depuis 2017, année durant laquelle les « Verts », sous la coupe de Rabah Madjer, ont été battus en aller-retour (3-1/0-1) par les « Chipolopolos », le statut de l’EN a changé. De manière très significative. La venue de Belmadi a pu métamorphoser la sélection. Il l’a même emmenée sur le sommet de l’Afrique avec ce sacre des plus inenvisageables il y a un an lors de la CAN écoulée en Egypte.
Pour le driver d’«El-Khadra», le respect est là ainsi que l’humilité pour une «Zambie n’est pas seulement redoutable sur le papier mais aussi par rapport aux résultats de 2017. Nous sommes avertis, c’est une équipe qui nous a fait mal en prenant les six points lors des qualifications au Mondial.» L’avertissement est déjà là.

Une autre donne
Dans le camp adverse, son homologue, Aggrey Chiyangi, est conscient que la donne est toute autre depuis la dernière fois que la Zambie était venue en Algérie. C’était le 5 septembre 2017 au stade Chahid Hamlaoui de Constantine. « C’est une rencontre différente. Le niveau de l’équipe d’Algérie est très élevé maintenant. On parle là des champions d’Afrique avec de supers joueurs. En revanche notre équipe a beaucoup changé par rapport à 2017 », reconnaît-il non sans prévenir que « nous avons une jeune équipe mais on fera tous pour sortir un grand match face à l’Algérie ».
Avant lui, l’expérimenté (103 capes) et talentueux Rainford Kalaba, désormais un peu vieux (33 ans), avait laissé entendre qu’« avec une bonne mentalité, de la discipline et de la concentration, je pense que nous pouvons les battre. Il n’y a rien d’impossible dans le football ; Tout est possible si nous mettons tout en œuvre et que nous préparons le match avec sérieux, nous pourrons obtenir un bon résultat en Algérie.»
Seulement, il y a un problème : le sociétaire du TP Mazembe n’a pas été retenu pour ce rendez-vous. Au même titre que Patson Daka, auteur du but victorieux lors du dernier Algérie – Zambie, laissé, au même titre qu’Emmanuel Banda et Enock Mwepu, à la disposition des U23 qui engagés dans la CAN-2019 de la catégorie. Des absences pour le moins importantes mais préméditées.

Zéro risque à la citadelle ?
On ne peut pas dire que les vainqueurs de la CAN-2012 avec Hervé Renard soient venus au grand complet pour défier Riyad Mahrez & cie. Surtout que l’explication se déroulera dans le jardin de Tchaker où les Dz n’ont jamais connu la défaite en 36 productions. En détaillé, cela donne 30 succès pour 6 nuls dont le dernier lors de la réception, le 10 octobre dernier en amical, de la RD Congo (1/1). Aussi, les filets de l’enceinte blidéenne ont été secoués à 87 reprises par l’attaque algérienne alors que la défense n’a craqué que 18 fois.
Les « Guerriers du Sahara » les plus en vue dans l’antre de la ville des Roses sont Hilal Soudani et Islam Slimani avec 14 et 13 pions pour chacun et dans l’ordre. Et ça tombe bien parce que les deux fers de lance figurent parmi les 23 éléments retenus pour les dates de novembre. Il n’est pas certain que le duo foulera la pelouse pour cette occasion. D’autant plus que Baghdad Bounedjah est le choix principal pour Belmadi. Au milieu de ces chiffres, ce qui importe le plus sont les trois points. Un point c’est tout.