Le musicien Tarik Chikhi, natif de la wilaya de Sidi Bel Abbès, s’est éteint le lundi 11 novembre à l’âge de 67 ans  après une longue souffrance de plusieurs maladies, qui lui ont fallu un alitement durant plusieurs mois.
Le  musicien était le fils de Mohamed, un ancien officier de la Protection civile qui, après l’Indépendance a été désigné au poste de trésorier de l’équipe USMBA. Tarik Chikhi a un fils unique de son mariage avec une Allemande, qu’il avait rencontré en France, où il vivait.  
Son ami  Hanitet Mokhtar, le musicien  du groupe « les Aigles noirs » durant les années 1970, et « Tessala Entreprise », se souvient bien du talentueux musicien et de son amour pour les instruments de musique, notamment le clavier et l’orgue  et du parcours de musicien compositeur. Il nous confie que l’enfant de Sidi Bel Abbès était  parti  en France pour suivre des études en psychologie à  l’université de Vincennes, qui était la déstination des étudiants algériens à l’époque. En parallèle, il a formé un groupe musical qui se composait de musiciens bélabessiens, à l’instar de Bachi Bouzid, Fekkih Norredine, Bouchentouf Kaddour et deux ressortissants africains, en France. En 1982, il élargit sa troupe à laquelle s’intègre Lotfi Attar, Djellouli Hachemi et le chanteur Kada Zina, du groupe les Aigles noirs  et l’Africain  Miguel Lamba. Tarik l’avait  nommé  « Raïna Rai » ou « notre idée est une idée ». Une troupe qui a marqué durablement l’histoire récente de la musique algérienne.   Un  premier CD fut produit dans un studio en France et diffusé par la chaîne Midi 1. Il connaîtra un vrai succès dans le temps. La formation musicale se démultiplie et  Lotfi Attar crée sa troupe musicale « Amarnas » et rentre en Algérie, Tarik reste en France, mais tous les deux revendiquaient la parenté du groupe Raïna Rai, révèle le musicien Hanitet.  En France, Tarik  produit une autre cassette avec Larbi Dida et Tarkmani Abdellah, qui comportait deux célèbres tubes « Isabelle » et « Ya mimouna diaf Rabi ». Par la suite, le musicien  rentre à Sidi Bel Abbès où il a créé un studio de musique dans son domicile, hélas le projet n’a pas connu le succès escompté et il décide de retourner en France, où il demeurera plusieurs années avant de décider de rentrer définitivement à la suite des maladies dont il était atteint. « Son amour de la musique l’aurait empêché d’opter pour la carrière de psychologue».